Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

vendredi 21 mai 2021, 21:17

QTBSO - La forêt de Huelgoat

Ce matin nous sommes au taquet, mais quand même moins qu'Étienne, qui lui est sans doute tombé du lit pour aller prendre son tégève. Nous, on démarre Partner un peut avant 9h, tranquilles nous n'avons qu'une heure trente tout au plus de route pour Guingamp. Nous arrivons même avant l'heure, et avons largement le temps de constater que le vent souffle fort et frais... la rando s'annonce météorologiquement tendue !

10h35 le train entre en gare, à l'heure, il faut savoir le reconnaître quand ça arrive ! Étienne fait partie des voyageurs, tout va bien, hop, en voiture Simone, il nous reste une petite heure de route sur une départementale : à l'entrée de Carhaix, le parking du Leclerc nous tend les bras, et voilà Partner garée pour une semaine.

Nous déchargeons les vélos, nous fixons sacoches et chariotte, et chacun sur son vélo, voilà, il est presque midi et nous sommes partis ! Le parking n'a pas été choisi par hasard : la vélodyssée passe juste devant, et nous allons la suivre sur 16 km. Les premiers kilomètres nous obligent à quelques menus réglages. Pour les bouteilles d'eau qui ne veulent pas tenir en place, c'est vite vu : elles se font sévèrement arrimer à coup de lanières. Par contre, pour les sacoches qui glissent vers l'avant et tapent dans les talons des gars à la moindre descente (et au début, ça descent fort) nous laissent un peu plus dans l'embarras.

Il faut pas attendre longtemps pour se prendre une première averse, heureusement vite passée - juste le temps de mouiller les kway, puis de les ranger. Un peu optimiste, j'ai pris le VTT et la chariotte - testée et validée lors de quelques sorties par chez nous mais... avec moins de kilos qu'aujourd'hui ! J'ai l'impression de tirer un âne mort, quand les gars avancent tranquillement devant sur la cyclable. J'ai dans l'idée que je vais pas la tenir longtemps...

Depuis quelques kilomètres déjà, la piste traverse des parcelles avec des arbres (je n'ose pas encore parler de forêt). Après avoir passé l'ancienne gare, nous quittons l'eurovélo pour la route : seulement 4 kilomètres nous séparent du camping, où nous arrivons vers 13h45. L'accueil est vide, mais ça ne dure pas longtemps. Après l'averse, nous sommes prudents, et réservons pour ce soir une « tente lodge » : deux « chambres », et un espace cuisine (frigo, gazinière, vaisselle) avec une table abritée par la toile.

J'aurais apprécié manger sur la terrasse du bar pour profiter de l'éclaircie, mais malgré un camping absolument désert, la gérante est formelle : la terrasse est réservée aux les clients qui consomment au bar. Je n'en attendais pas tellement plus dans un camping qui « vend » la recharge électrique des téléphones portables 50 cts...

Après un déjeuner façon pique-nique dans notre tente, nous laissons les vélos et partons visiter la forêt de Huelgoat à pied. Un sentier quitte le camping à 10 mètres de la tente : il longe par le sud la départementale qui mène au village. Le paysage au début n'a rien de fantastique, et la forêt n'est qu'une pâle image de ce qu'on peut attendre d'un lieu si réputé. Heureusement, il ne faut que le temps d'arriver à la mare aux fées (15 minutes) pour que ce soit déjà tout de suite mieux.

Moins de 100 m plus loin, voici le gouffre... le soleil tente à nouveau une éclaircie, mais la lumière est plus généralement grise et l'ambiance un peu triste. Nous choisissons de poursuivre le sentier en repiquant vers le sud-ouest, puis plein ouest : nous suivons maintenant un canal, qui nous amène jusqu'à l'entrée du village. Un court tronçon de route goudronnée, et le canal traverse la route : nous le suivons. C'est ainsi que nous évitons tout le centre du bourg, et débouchons au bout du lac, du côté du Moulin du Chaos. L'endroit est moins sauvage, mais c'est ici que commence l'attraction touristique de Huelgoat : d'énormes rochers déposés de manière chaotique...

La grotte du diable

Le masque à portée de nez - car il est toujours obligatoire en extérieur, et parce que c'est poli de porter un masque quand les touristes qui nous croisent font l'effort de porter le leur - nous descendons dans la grotte du diable (plutôt décevante), puis défions la roche tremblante : 157 tonnes qu'il est possible de faire osciller, pourvu qu'on se tienne au bon endroit. Après avoir observé un local de l'étape, rien de plus facile : le dos bien collé à la paroi, il suffit d'amorcer le mouvement puis de l'accompagner en rythme.

Un petit détour nous amène au Champignon - un rocher au nom explicite, mais aujourd'hui bien trop près de la civilisation -, puis en revenant sur nos pas nous passons par le Ménage de la Vierge (où nous sommes sensés reconnaître des ustentiles de cuisine de taille gigantesque parmi les rochers). C'est par le Chemin des Amoureux que nous trouvons bien plus loin la Grotte d'Artus suivie de près par la Mare aux sangliers - où un groupe de vieux bobos semble en pleine méditation. J'imagine que certains trouvent que l'énergie circule mieux ici... Nous redescendons vers le parking de l'Arquellen, et repartons vers le village via l'Allée Violette qui longe la Rivière d'Argent : le pont rouge la traverse.

Le pont rouge

Quand nous arrivons à Huelgoat, il est quasiment 17h : l'heure de s'intéresser à ce que nous allons manger ce soir. Un restaurant près du lac est affiché ouvert - mais uniquement en terrasse, or il fait venteux, froid et moche. Direction place Aristide Briand. Nous aurions aimé un fish and chips au pub, mais il semble fermé depuis un bout de temps et sans doute pour longtemps encore... De l'autre côté, une terrasse abritée du vent nous fait de l'oeil : une bière ? Mais non : elle est blindée de gens qui comme nous veulent profiter de la réouverture récente des bars.

Nous nous rabattons sur le Carrefour city : puisque nous avons exceptionnellement une gazinère à notre disposition ce soir, c'est le moment faire un peu de cuisine. Du filet de dinde, de la crème fraîche, des bières locales, ... Bien chargés, nous voilà repartis vers le camping : une bonne heure de marche le long du canal, avant de repiquer à proximité de la mine (que nous ne verrons pas...) droit dans la pente.

Nous sommes à peine rentrés que la pluie commence à tomber - nous avons vraiment respecté le timing ! Une douche, et c'est l'heure de l'apéro. Au menu ce soir : un curry de dinde. La pluie accélère, le froid devient sacrément mordant, et nous ne sommes pas mécontents d'avoir choisi cette solution pour ce soir : à défaut d'être au chaud, nous avons de l'espace au sec. Nous ne faisons quand même pas de vieux os, et allons nous coucher avant 23h.

Les stats

> Étape : Qvn -> Guingamp -> Carhaix - Huelgoat
> À vélo : 20 km en 1h28 (soit 13,6 km/h) 
> À pied : +/- 10 km  
> Camping La Rivière d'Argent 
> On aime : l'emplacement, la tente lodge, le bloc sanitaire correct 
> On regrette : -
jeudi 20 mai 2021, 21:17

QTB - Un Quart Tro Breizh

Après une année vingt-vingt covidée et confinée, pendant laquelle malgré tout nous avions réussi à nous échappé un petit mois en Italie, nous avons bien compris qu'il faut maintenant saisir les occasions quand elles se présentent. Nous avons donc commencé à réfléchir dès début mai à une rando vélo en Bretagne - un projet déjà imaginé l'an dernier, mais non réalisé.

Initialement, nous avions prévu de faire un grand tour et au passage de visiter plusieurs connaissances ou amis bretons - qui vers Pluvigner, qui à Quiberon, qui à la Forêt Fouesnant... Le projet était ambitieux, mais entre la météo peu accomodante et le potager qu'on ne souhaitait pas abandonner si longtemps dans cette période où il faut le mettre en place, nous avons revu peu à peu le projet à la baisse. D'abord recentré vers Quiberon, nos plans seront contrariés par le temps, carrément excécrable. Nous avons donc finalement concocté une petite boucle, un plutôt un tour - un tro ! - du côté sud ouest de la Bretagne.

Cela nous permettait d'envisager la visite de nombreux sites touristiques :

La forêt de Huelgoat La presqu'île de Crozon Douarnenez La pointe du Raz La baie d'Audierne La Forêt-Fouesnant Concarneau

Pour réaliser nos traces GPX, le meilleur outil que nous ayons trouvé est Brouter :
http://brouter.de/brouter-web/

Une fois le tracé établi, nous avons pensé un peu tardivement qu'un tel projet pourraît intéresser Étienne. Et voilà comment nous nous sommes retrouvés à négocier les dates et surtout à les fixer - nous obligeant incidemment à respecter un planning, quand par définition nous sommes libres de partir (ou rester, ou modifier, ou...) tant que nous sommes deux.

Ensuite, nous avons trouvé quelques campings à proximité des villes étapes. Il a fallu en appeler plusieurs pour vérifier qu'ils étaient bel et bien ouverts, car entre le covid et la basse saison, ce n'était pas gagné. Nous avons même - au vu de la météo ! - pensé réserver quelques hébergements plus sérieux qu'un simple emplacement au camping, malheureusement les deux gîtes identifiés à Landevennec et Douarnenez étaient tous les deux complets - nous n'avions pas compté avec l'affluence du week end de la Pentecôte... Pour Douarnenez, nous nous rabattons sur la location d'un mobil home.

Étienne quant à lui voulait repartir vendredi soir par Rosporden - plus pratique, car la ville se trouve sur la ligne Quimper - Rennes. Ce que j'avais pas vu venir, c'est que le camping municipal de Rosporden ne serait pas encore ouvert ! Que faire du vélo d'Étienne une fois qu'il serait dans le train, et nous à un camping distant de 15 km ou plus ?... En insistant un peu auprès de la mairie pour qu'ils nous proposent une solution, on m'a passé le bureau des sports qui s'est littéralement mis en quatre pour trouver un abri pour le vélo pendant la nuit.

Et côté vélos ? Antoine a revu et corrigé de nombreux points : nouveaux freins pour nos vieux VTC (ce qui n'empêche pas mon vélo noir de toujours très peu freiner), nouveaux pneus pour tous, pour chacun d'eux aussi des chambres à air de rechange en plus du kit anti-creuvaison, une nouvelle selle pour mon VTT, un garde-boue pour le VTT (le temps est prévu à la pluie), un porte-bagage arrière pour le vélo rouge, de nouvelles sacoches ramenées par Étienne du Vieux Campeur... Ce jeudi soir, les vélos sont pimpants, chargés dans Partner ainsi que la cariole et les sacoches. Nous sommes prêts !

jeudi 31 déc. 2020, 23:37

Bilan 2020

Deux posts bilan sans rien entre les deux ?... Décidément, le blog est un zombie.

Cette année était effectivement bien morne, même si certainement elle restera dans l'histoire !

  • nous avons commandé en janvier un écran e-ink pour bébé-mac, directement auprès de son fabricant : Datsung. Banco, c'est tombé en plein confinement chinois - ce qui nous a fait suivre l'actualité avec une attention toute particulière. Or Datsung a elle aussi fermé pendant plusieurs semaines, et ne donnait plus signe de vie ! Stress. Mais finalement, tout est rentré dans l'ordre... en tout cas, pour ce qui est de la livraison.
  • en février, nous avons regardé se mettre en place avec un étonnement tout aussi grand le confinement italien : d'abord, Milos nous a posté une vidéo de lui sur les pistes d'Alleghe avec personne d'autre que lui (!...), ensuite nous avons lu plusieurs sites et blogs italiens qui relataient leur monde à l'arrêt. Une incongruité que personne n'aurait imaginé quelques semaines avant...
  • en mars, l'évènement mondial est arrivé en France : à notre tour de n'avoir qu'un seul kilomètre de liberté autour de chez nous, et de signer nous-mêmes nos « bons de sortie » - que les italiens nomment eux « auto-déclarations »... Nous avons immédiatement plaint les parisiens et autres habitants des villes, mais pour notre part, entre le jardin, le potager et le verger, et bien sûr le grand soleil, nous n'avons pas manqué d'occupation. À vrai dire, le jardin n'a jamais été aussi bien tenu que cette année...
  • en juin, le confinement a été entièrement levé. Nous ne le savions pas alors, mais nous aurions dû partir directement faire cette rando-vélo que nous avions planifiée pour cette année ! Cependant, nous n'étions pas bien sûrs que les campings seraient ouverts... et effectivement, ce n'était pas forcément le cas, tout était encore bien à l'arrêt.
  • les récoltes de début de saison : des fraises, plein !
  • en juillet et août, nous avons fait profil bas : jardinage essentiellement, et quelques travaux de saison... comme piquer toute la façade sud sur 1 m de haut (c'est Antoine qui s'y colle), et la jointoyer à la chaux. Pour mémoire... nous avons suivi les recommandations de l'excellent site Tiez Breizh, à savoir 1 volume de chaux : 2/3 d'aérienne, 1/3 d'hydraulique, pour 4 volumes d'un mélange constitué d'1/3 de terre et de 2/3 de sable. La terre, chez nous, vient... de la terre battue de la maison, car nous avions mis de côté ce que notre maçon avait excavé pour faire la mini-dalle béton dans la cuisine. Tout se récupère, chez nous...
  • les récoltes de fin d'été : de l'orge à malter et brasser, des poires à confiturer avec des mûres cueillies dans les talus environnants par milliers (d'ailleurs, nous en avons aussi fait de la liqueur...), et des myrtilles (encore !). Les tomates ont malheureusement mildiouté, la faute à un mois d'août jamais aussi beau que juillet. Les pêches ont été récoltées confiturées, mais... elles sont restées vertes et petites !
  • en septembre, nous avons saisi notre chance avant que les frontières ne se referment ou ne demandent des laisser-passer... nous sommes partis en Italie ! Par contre, Milos nous a recommandé de ne pas venir le voir avant la rentrée des classes italienne (le 12), pour cause d'affluence record dans les Dolomites ! Tous les italiens ont été à la montagne, personne à la mer... Alors nous avons commencé par une semaine dans les Pouilles, suivi de deux semaines dans les Dolomites : une pour les balades, l'autre pour voir les gens. Tout en évitant cependant la famille, car on les connaît les italiens : COVID ou pas, ils vous serrent dans les bras et vous claquent la bise !
  • à notre retour, des kilos et des kilos de pommes de terre... à vrai dire, nous n'aurons pas assez de l'année pour les manger, c'était trop pour nous ! Une bonne douzaine de belles courges - à manger tout l'hiver en soupe curry et lait de coco... des fenouils et des sedano (en semis maison, une première).
  • en octobre, c'est la mamma et le frangin qui se sont barrés en Italie - notre passage escale par chez eux leur ont donné envie à eux aussi de prendre la poudre d'escampette ! Mais en octobre, il fallait déjà un test PCR comme sésame pour franchir la frontière - pour eux, ça n'a pas été un problème, les labos n'étaient pas surchargés dans le Centre.
  • côté verger, c'est le moment de ramasser les pommes à cidre... cette année, avec notre presse anglaise, nous sommes rôdés : nous pressons presque 150 litres ! Il faut dire que nous remettons les drèches à tremper dans l'eau, et pressons une seconde fois : cela fait un petit cidre qui fermente plus vite, et sera prêt avant Noël. Nous coupons ainsi notre cidre de l'année dernière avec le nouveau : cela l'adoucit (l'ancien est devenu sur-alcoolisé) et le rend très acceptable. Malheureusement, nous n'avons pas assez de bombonnes où caser tout ça, et notre commande à Polsinelli tarde à arriver... au final, une bonne partie de la production aura tendance à tourner en « kervineg » !
  • en novembre, bim, confinement, 2e. Cela nous a confirmé que désormais, il faut saisir toutes les occasions avant que les règles ne changent...
  • en décembre, pas de Noël dans le Nord cette année : nous avons suivi les recommandations, pas plus de 6 à table... et donc, avons passé Noël à Orléans - au moins, nous n'étions que quatre...
  • Par contre, pas de Paris pour la fin d'année... Le COVID et ses restaurants fermés ont mis fin à une tradition vieille de plusieurs années, quel dommage.
mardi 31 déc. 2019, 23:37

Bilan 2019

Le blog ne vit pas beaucoup, ça sent la fin - peut-être en 2020 ?

En attendant, cette année c'était :

  • un mois de février sans avoir besoin de faire du feu dans la cheminée,
  • un printemps froid avec des petits plants qui ne poussent pas,
  • une petite rando itinérante Nantes-Redon le long du canal, avec Cécile pour nous donner le départ en avril,
  • la récupération de deux essaims d'abeilles, et leur perte par empoisonnement 15 jours après...
  • un mois de mai moche et froid, avec de la grêle : il faut faire du feu jusqu'en juin,
  • la démolition de la terrasse béton côté sud : deux tournées de gravats à la déchèterie,
  • l'ancienne douche devient un immense chassis pour nos semis - mais cela ne convient pas : trop froid. Elle fait la saison puis se fait démanteler. Le côté du montant en bois devient une terasse, laissée au même emplacement,
  • une rando vélo maison - Mont Saint Michel - Perros Guirrec avec Étienne fin juin, qui se termine en pleine canicule,
  • la culture de trois céréales : pour la première fois, orge, avoine et sarrasin dans le champ cette année,
  • le festival des chants de marin de Paimpol début août,
  • très peu de papillons, mais des guêpes partout... un nid dans la trappe d'accès au réservoir de Partner, et un dans la portière !
  • le mur sud de la cuisine est enfin refait en terre, et chaulé - c'est plus beau,
  • les murs du bureau sont chaulés eux-aussi,
  • une récolte de poires en masse,
  • un grand voyage vers les Dolomites,
  • une belle arrière saison, et une nouvelle presse pour faire du cidre,
  • des fêtes de fin d'année suspendues aux aléas des grèves !
dimanche 4 août 2019, 23:37

Une petite dernière

Ce matin, le temps est maussade : le Trieux est rempli et le ciel est gris - c'est peut-être lié ? Il y a même une petite pluie fine pendant notre petit déjeune de brioche-confiture sur un banc face au paysage... Cela n'empêche pas une dame de se baigner, et deux pêcheurs de lancer leurs plombs au loin. La Bretagne s'apprécie par tous les temps.

Fin de matinée, nous commençons par nous promener sur les bords de mer, mais de l'autre côté cette fois-ci : direction le Moulin de Poulafret, puis on suit le sentier côtier jusqu'à rejoindre le port par l'est - l'entrée la plus au nord-est du festival.

Marée grise

Aujourd'hui, nous sommes fatigués. Nous nous promettons d'amener nos sièges pliables, si jamais on refait un festival un jour : marre de battre le pavé ! Mais bon, pour l'heure cela ne nous empêche pas de remettre ça. Moins de monde en ce début de journée, nous en profitons pour visiter un bâteau à voiles de la marine française - mais je n'ose quand même pas toucher le pompom des marins.

Dans l'après-midi, nous écoutons les Bouilleurs d'écoutes (de Vendée), laissons traîner une oreille du côté de Jean-Charles Guichen (mais finalement, bof), on erre, on erre, on commence à en avoir sacrément fait le tour de ce festival, et aujourd'hui il ne fait pas chaud. La fin d'après-midi est longue... nous prenons ce qui reste de soleil près de la Taverne, avant d'y écouter The Wareham Whalers en sirotant une Kilkeny.

The Wareham Whalers

C'est l'heure du dîner - et là, c'est le drame. Les restos ont prévu trop court, alors que la foule crie famine : bientôt, les affiches annoncent de moins en moins de choix au fur et mesure que les stocks s'épuisent. Moi qui faisait la queue au fish'n chips, il n'y reste que du fish ! La queue s'évapore, le stand ferme, avec quelques autres originaux, je prends malgré tout le fish sans chips - c'est toujours ça de pris, même si ça n'a plus le même charme.

Assis sur les marches d'un bâtiment, collés serrés pour se tenir chaud, la soirée commence avec Nava Trio. Et enfin à 22h, la tête d'affiche pour les connaisseurs : Jacky Molard Quartet - heureusement sur la scène à peu près correctement sonorisée. Après quoi nous faisons un dernier détour pour voir Bernard Lavilliers - une foule immense se presse à ses pieds, nous écoutons un morceau ou deux de loin, et rentrons nous coucher en croisant moulte festivaliers complètement noyés dans l'alcool : vu leur état avancé, on se demande par quel heureux harsard il n'y en a pas déjà eu un ou deux mort noyé dans le port ?!

D'ailleurs sur le chemin pour Lezardrieux, un gars fait du stop : nous l'avançons de quelques kilomètres - juste le temps qu'il nous raconte qu'il a trop consommé pour pouvoir conduire. Bref.

Le lendemain matin, nous plions bagage en prenant notre temps.

samedi 3 août 2019, 23:37

Rebelotte

Ce matin nous prenons notre temps, mais le camping ce n'est pas non plus pour les lève-tard : fin de matinée, direction le festival. Nous commençons par acheter des bouchons d'oreille - quelle bêtise d'avoir oublié les nôtres ! Nous déjeunons sur les quais, et écoutons des groupes bretons - badags ou petites formations bombarde, biniou et cuivres.

Aujourd'hui, nous écoutons un choeur du pays de Galles (The Cardigans Rugby Club Choir) sur la scène du bout du quai central, puis essayons Natâh Big Band sur la grande scène - mais ni la qualité du son, ni la prestation ne nous plaisent : trop de monde sur scène, c'est fouilli et le rendu fait bloubiboulga dans nos oreilles : nous décidons d'aller nous balader hors festival.

Direction : le terre-plein de Kerpalud, où à défaut de Sébastien (notre ex-voisin « roncier »), nous trouvons son bâteau à l'effigie de Corto Maltese. La marée est basse...

Marée basse à Paimpol

À notre retour, nous allons poser nos fesses à la Taverne, une scène agréablement équipée d'un bar et de quelques chaises... Nous y écoutons La belle équipe : quatre musiciens et chanteurs, pour une moitié du Québec (Liette Remon et Paul Marchand) et pour l'autre de Bretagne (Patrick Couton et Roland Brou).

Scène franco-canadienne

En soirée, c'est la cohue pour manger - la queue devant le fish'n chips est tellement longue qu'on se rabat sur un stand de brandade. Pour éviter d'attendre debouts comme des imbéciles, on mange le cul par terre sur un bord de quai, les pieds dans le vide. Le festival bat son plein, trop de gens, trop de gens, trop de gens.

La soirée est d'abord brésilienne, avec quelques morceaux de Bel Air de Forro sur une petite scène, mais nous partons bientôt pour voir la tête d'affiche Gilberto Gil sur la grande scène. L'instrumentation brésilienne rend limite-écoutable la sonorisation épouvantable de cette scène, et nous profitons presque de la musique. Nous revenons ensuite y voir Denez à 23h : clairement la tête d'affiche, même si certains ne semblent pas bien savoir ce qu'ils font là. À part un morceau qui donne un peu trop dans les basses pour cette scène, nous profitons presque correctement de la prestation - avec Yann Tiersen en invité.

À la dernière note, une petite pluie a commencé à tomber... Un voisin a commenté : « il a réussit à faire pleurer le ciel. » Ah, ces Bretons... des poètes ! Du coup, nous avons suivi la foule, et sommes rentrés nous coucher.

vendredi 2 août 2019, 23:37

Festival du chant de marin

Pendant la rando vélo, nous avions vu une affiche pour le festival du chant de marin à Paimpol. Ce qui a attiré notre attention ? Le nom de Denez ! C'est essentiellement pour le voir qu'on s'est pris des billets - mais histoire de ne pas faire les choses à moitié, on a pris un pass pour les 3 jours que dure le festival.

C'est ainsi que vendredi 02 août, direction Paimpol ! Nous arrivons un peu avant 14h au camping de Kermaquer, à Lézardrieux - c'est là qu'on a réservé un emplacement. L'endroit n'est pas trop cher, et surtout pas complet ; le terrain descend en pente faible jusqu'à la rivière du coin : le Trieux. Juste le temps de monter Hubba hubba et de s'acquiter des droits, et hop, nous repartons vers Paimpol : nous découvrons l'immensité des parkings prévus pour accueillir les visiteurs... et la marche jusqu'à l'entrée du festival.

Une queue déjà raisonnable nous fait poireauter quelques minutes au soleil, mais malgré un début de foule, c'est fluide : nous arrivons à temps pour le concert d'ouverture (même si nous venons de rater les Marins d'Iroise, que nous aurions écouté avec plaisir si nous n'étions pas un brin en retard sur notre planning) - Tri Yann sur la grande scène. C'est la première fois qu'on les voit - et la dernière, puisqu'ils ont déjà annoncé que c'était leur dernière année de scène. La seule chose qu'on pourra dire, c'est qu'on les aura vu ! Pour le reste, la percée de ce groupe plutôt qu'un autre reste une énigme complète, tout comme la longévité de leur succès.

Tri Yann

Nous passons le reste de l'après-midi à arpenter le festival sous un beau soleil pour y admirer les bâteaux, s'arrêter devant les animations musicales sur des quais, écouter des groupes traditionnels sur la scène du bateau Le Galant (avec des formations venues des Pays Bas - Pekel, du Quebec - La Nef, et de Russie - The Frigate Shtandart Shanty Choir), ... Et plus tard, à la Taverne, un couple japonnais assez... dépaysant : madame chante en japonnais avec une voix stridente comme il faut, et les deux s'en donnent à coeur joie avec leurs accordéons... Dépaysant, mais peut-être plus encore quand ils reprennent Tri martolod en japonnais : là on frôle le surréalisme.

Bâteaux dans le port de Paimpol

Bâteaux dans le port de Paimpol

Le soir, nous grignotons un pic nic sur place avant d'aller jeter un oeil sur l'affiche du soir : Pink Martini, qui ne nous convainc pas vraiment - nous passons notre chemin. À 22h, nous écoutons Elisapie (du Québec) sur la scène Cabaret, c'est pas mal, et la sonorisation n'est pas trop mauvaise, contrairement à la grande scène dont les aigus arrachent les oreilles et les bassent donnent la gerbe. D'ailleurs, sur la grande scène : Jeanne Added - mais non, décidément, nous ne sommes pas client des grands noms du moment ! Retour à l'autre scène, avec Flavia Coelho (Brésil), mais nous sommes un peu déçus de celle qui est sensée être une révélation. C'est visuellement coloré mais... et musicalement ?

Il est bientôt minuit et nous nous décidons à partir, et nous sommes déjà bien engagés sur le chemin vers la sortie quand... c'est qui ce grand gars là-bas ? Le grand Christophe de Pontarlier ! Surprise ! Il est accompagné d'un ami à lui, et peut-être de son fils qu'il a perdu de vue, et de deux filles qu'ils ont ramassé on ne sait pas trop comment. On parle de boire une bière, alors nous voici de retour vers la Brésilienne, puis on enchaîne avec Femi Kuti - une musique afro sur-excitée, peut-être écoutable, mais surtout trois choristes en tenue dénudée vert fluo qui se trémoussent d'une façon proprement outrancière - ça me donne une image assez proche peut-être du summum de la marchandisation des corps féminins... et surtout ça nous donne vraiment envie d'arrêter là : à plus de une heure du mat', on en a plein les pattes et plein les oreilles : nous rentrons nous coucher...

jeudi 27 juin 2019, 23:37

EV4, de retour de Perros

Toutes les bonnes choses ont une fin, et il est temps de rentrer ! Aujourd'hui, exceptionnellement nous avons mis un réveil à sonner pour nous lever un peu plus tôt. Nous avons peut-être mis aussi un peu plus de coeur à l'ouvrage pour tout replier : il y avait un train à ne pas manquer ! Après un petit déj calorique, direction Louannec puis plein sud, vers Lannion. L'itinéraire calculé sur un site pourtant spécialisé dans le vélo ne nous a pas fait de cadeaux : il nous a fait passer par un petit bois une fois de plus bien trop pentu et au sentier boueux. Suite à quoi j'ai loupé une bifurcation en suivant sans trop réfléchir les panneaux vélo - pas de bol, ce n'était pas notre chemin aujoud'hui. Nous sommes quand même arrivés à bon port et avec une avance confortable, ce qui nous a permis de prendre un café sur la place principale de Lannion avant d'attendre le train en gare.

Dans le train

Nous voilà dans le train de 11h40 vers St Brieuc, à côté d'un pompier bavard qui nous raconte quelques anecdotes. La gare de St Brieuc est particulièrement décevante : elle semble au milieu de nulle part. Nous dégotons quand même une pizzéria qui nous permettra de manger bien gras bien chaud avant que le train suivant n'arrive : à 13h25, nous embarquons pour Dinan. Quand nous descendons, la chaleur nous surprend : ce matin, nous avions 16°C par temps gris et venteux, soudain il fait plus de 30° et grand soleil ! Ça promet une bonne suée.

Nous commençons par un petit tour touristique de la ville : après l'avoir lu dans les journeaux à Hillion, nous découvrons les restes de la plus vieille maison de Dinan qui vient de partir en fumée dans un incendie. La descente au port se fait pied à terre, main sur les freins, puis nous enfourchons les vélos pour une vingtaine de kilomètres le long du canal d'Ille-et-Rance. À Évran, nous prenons une pause et trouvons de quoi nous ravitailler en eau. Là, un groupe d'anciens jouent aux boules, tapent le carton, ou... travaillent leur adresse avec un jeu qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la grenouille.

Le joueur

La boîte

Nous devons quitter le canal du côté de la Chapelle-aux-Fitzméens, mais nous faisons un peu de rab' avant de nous appercevoir qu'il faut faire demi-tour ! Il faut dire que le sentier à emprunter est très peu visible : il descent droit dans la boue avant de remonter au lieu dit de la Haye de Terre. Si c'était à refaire, je prendrais la route, la vraie... Mais bon. Nous rentrons vers Combourg par des petites routes puis par la D13, moins conviviale mais qui a le mérite d'atterir au pied du château. Après une pause shopping à Lidl (où on s'offre au passage quelques glaces !), retour à la maison par le chemin qu'on connaît bien. Tout juste le temps de dîner, et voilà, on remet Étienne au train pour un retour à Paris en pleine canicule dans la soirée !

Quelques chiffres en guise de conclusion :

  • J1 : 32,6 km en 2h (prévu : 31 km en 2h50, +160 / -260 m)
  • J2 : 49,25 km en 3h11 (prévu : 44,5 km en 4h, +230 / -190 m)
  • J3 : 66 km en 4h20 (prévu : 54 km en 4h, +560 / -586 m)
  • J4 : 68 km en 4h48 (prévu : 62 km en 4h40, +844 / -801 m)
  • J5 : 94 km en 6h28 (prévu : 83 km en 5h40, +985 / -1025 m)
  • J7 : 13 km en 1h (prévu : 14 km en 1h, +206 / -201 m) puis 55 km en 3h40 (prévu : 45 km en 3h10, +495 / -406 m)

TOTAL : 378 km

mercredi 26 juin 2019, 23:37

Perros

Aujourd'hui, pas vélo : nous sommes à pied. Au programme : la visite de Perros Guirec jusqu'à Ploumanac'h. À peine plus matinaux aujourd'hui (c'est plus facile quand il n'y a pas tout à replier et ranger !), nous commençons la journée par les mêmes kilomètres qu'hier, sur la voie cyclable en site propre le long de la départementale trop passante. Au bout, c'est jour de marché : un peu d'animation plus humaine, puis le port. Le Boulevard de la Mer nous amène jusqu'à la plage de Trestrignel. Un petit détour par la pointe du Château... le temps est gris et un peu venteux, il nous a obligés à partir couverts ce matin.

Nous continuons par le chemin de la Messe (et vérifions au passage que le Manoir du Sphinx est ouvert... YES !), et au bout de la rue des Sept Îles, descendons une floppée de marches qui nous amène quasiment à la plage de Trestraou. Une petite corniche, quelques rochers, et nous y sommes.

En revenant de Trestraou

Le temps de la longer et de revenir, et nous revenons déjeuner au Manoir - un petit plaisir pour les papilles qui était peut-être bien le véritable objectif du jour... Petite mise en bouche avec une soupe de concombre, carpaccio de saumon en entrée, bavette sauce moutarde en plat, et un baba qui laisse baba en dessert, je dirais que cela valait le voyage !

Dehors, le temps hésite entre soleil et gris. 20 minutes et 200 m séparent ces deux photos...

Bretagne ou côte d'azur ?...

Tout est gris

Rebelotte, direction Trestraou, mais cette fois-ci nous dépassons la plage et continuons sur le sentier des douaniers - très courru ici. On y croise des cars entiers de touristes, surtout bien sûr au niveau des célèbres rochers roses.

Ploumanach

Nous passons devant le phare, longeons la plage de St Guirec, puis le port de Ploumanac'h, avant de rejoindre un étonnant « parc des statues » : en attendant le bus, l'occasion de découvrir d'imposantes sculptures de granit. Je dois cependant avouer que j'ai préféré l'exposition photo associée !... Retour en bus, donc, jusqu'à l'arrêt Hôtel de Ville où nous trouverons tout notre bonheur : du pain, des crêpes, un kouign aman, et de quoi grignotter au supermarché. Retour à pattes pour un pic nic au chaud dans la salle de jeux du camping, où le flipper se réveille toutes les 3 min pour nous seriner une petite musique simpliste et entêtante !

mardi 25 juin 2019, 23:37

EV4 de Binic à Perros

La nuit a été pluvieuse, et ce matin nous sommes encore moins matinaux que ces derniers jours - il est presque 11 h quand nous quittons le camping ! Les australiens n'ont pas fait mieux, quant aux savoyards... nous les croisons au moment même où nous rejoignons l'EV4, à peine 200 m après avoir quitté le camping. Eux non plus ne font pas les fiers... mais aujourd'hui, leur objectif est Paimpol, deux fois moins loin que notre destination. Eux ont tout leur temps !... Nous les croiserons encore deux fois ce matin, et ensuite nos routes divergeront pour de bon.

La journée est aux dénivelés, qu'on se le dise ! Une belle descente vers Étables-sur-Mer, et nous longeons le bord de mer à Portrieux - petite pause devant la plage. Les nuages se lèvent un peu et laissent passer (enfin) le soleil après deux jours plutôt gris.

La côte à Portrieux

Ensuite, ça monte surtout, il me semble... même si ce n'est qu'une impression ! L'EV4 semble coller son parcours sur le « circuit des falaises de Plouha », dont nous aurions du prendre le temps de faire chaque détour vers les caps, mais seul Étienne a eu le courage d'en faire quelques uns. Du côté de Bréhec, nous faisons un petit crochet pour profiter d'un rare accès à la mer - d'ailleurs les touristes y affluent pour déjeuner. Nous rebroussons chemin et retrouvons Étienne juste à temps pour entamer une énorme montée - en fait, dès que j'ai lu le panneau « Route de la corniche », j'ai déchanté, posé pied à terre et poussé le vélo. La montée était raide et interminable ! Mais sans doute, elle valait le panorama.

La suite est plus tranquille : nous sommes sur les hauteurs et nous y restons ! Ce qui fait qu'on arrive à Paimpol vers 14h, pour un déjeuner pic-nic tardif sur une table de la base de loisirs de Poulafret. Nous en profitons même pour faire sécher au soleil quelques affaires qui sont humides depuis maintenant deux jours... faut que ça respire !

Reprise par le port de Paimpol, le dénivelé nous laisse tranquille, mais le passage du pont vers Lézardrieux n'est pas très agréable : pas de voie séparée pour les vélos, et trafic intense. L'EV4 passe dans le centre (désert ?) de la petite ville - dont la seule image que j'en garde est le bitume du sol devant l'église en train de fondre au soleil ! Chaleur... et puisque nous passons devant le cimetière de la ville, c'est l'occasion de se ravitailler en eau.

La campagne à nouveau, puis nous approchons d'un nouvel estuaire : dans la descente vers Tréguier, nous croisons des randonneurs qui poussent leur vélo chargé. Après le passage du pont Canada - dont on n'a pas remarqué que le large trottoir était réservé aux vélos -, nous arrivons dans la charmante petite ville de Tréguier. Une agréable surprise ! Maisons en torchis, rues piétonnes, cathédrale de St Tugdual... ah, voilà : nous sommes dans la capitale d'un des 9 évéchés historiques de Bretagne.

Tréguier

S'y trouve aussi la maison d'Ernest Renan, grand nom du XIXe. Nous aurions bien fait un arrêt culture et gastronomie (la place principale semblait prometteuse !). Malheureusement, n'ayant trouvé lors de la préparation du voyage aucun camping dans les environs, notre épopée du jour n'est pas terminée : nous reprenons la route. Nous traversons d'abord un nouvel estuaire sur une ancienne passerelle fraîchement rénovée, puis après une belle (mais brève) montée, nous rejoignons une voie verte qui semble être une ancienne voie de chemin de fer - droite, plate, parfaite. Cela ne dure jamais assez longtemps à notre goût, et nous retrouvons bientôt les routes des champs. Du côté de Trévou-Tréguignec, nous avons même droit à un tronçon boisé, gadoueux et pentu au possible ! Le chemin du Bois Riou débouche sur l'étang éponyme... et nous revoilà partis pour les ultimes km de la journée. Bien qu'on n'ait pas traîné en route, nous arrivons trop tard pour les horraires d'accueil du camping de Louannec - à 10 min près. Pas de problème : ils nous ont attribué notre emplacement par téléphone !

Une fois installés, c'est une petite déception qui nous attend : la crêperie toute proche est fermée pour congés. Zut ! Nous décidons de marcher jusqu'aux abords de Perros Guirec, où nous mangeons dans une brasserie correcte - on ne fera pas les fines bouches, nous sommes exténués.