Une petite dernière
Ce matin, le temps est maussade : le Trieux est rempli et le ciel est gris - c'est peut-être lié ? Il y a même une petite pluie fine pendant notre petit déjeune de brioche-confiture sur un banc face au paysage... Cela n'empêche pas une dame de se baigner, et deux pêcheurs de lancer leurs plombs au loin. La Bretagne s'apprécie par tous les temps.
Fin de matinée, nous commençons par nous promener sur les bords de mer, mais de l'autre côté cette fois-ci : direction le Moulin de Poulafret, puis on suit le sentier côtier jusqu'à rejoindre le port par l'est - l'entrée la plus au nord-est du festival.

Aujourd'hui, nous sommes fatigués. Nous nous promettons d'amener nos sièges pliables, si jamais on refait un festival un jour : marre de battre le pavé ! Mais bon, pour l'heure cela ne nous empêche pas de remettre ça. Moins de monde en ce début de journée, nous en profitons pour visiter un bâteau à voiles de la marine française - mais je n'ose quand même pas toucher le pompom des marins.
Dans l'après-midi, nous écoutons les Bouilleurs d'écoutes (de Vendée), laissons traîner une oreille du côté de Jean-Charles Guichen (mais finalement, bof), on erre, on erre, on commence à en avoir sacrément fait le tour de ce festival, et aujourd'hui il ne fait pas chaud. La fin d'après-midi est longue... nous prenons ce qui reste de soleil près de la Taverne, avant d'y écouter The Wareham Whalers en sirotant une Kilkeny.

C'est l'heure du dîner - et là, c'est le drame. Les restos ont prévu trop court, alors que la foule crie famine : bientôt, les affiches annoncent de moins en moins de choix au fur et mesure que les stocks s'épuisent. Moi qui faisait la queue au fish'n chips, il n'y reste que du fish ! La queue s'évapore, le stand ferme, avec quelques autres originaux, je prends malgré tout le fish sans chips - c'est toujours ça de pris, même si ça n'a plus le même charme.
Assis sur les marches d'un bâtiment, collés serrés pour se tenir chaud, la soirée commence avec Nava Trio. Et enfin à 22h, la tête d'affiche pour les connaisseurs : Jacky Molard Quartet - heureusement sur la scène à peu près correctement sonorisée. Après quoi nous faisons un dernier détour pour voir Bernard Lavilliers - une foule immense se presse à ses pieds, nous écoutons un morceau ou deux de loin, et rentrons nous coucher en croisant moulte festivaliers complètement noyés dans l'alcool : vu leur état avancé, on se demande par quel heureux harsard il n'y en a pas déjà eu un ou deux mort noyé dans le port ?!
D'ailleurs sur le chemin pour Lezardrieux, un gars fait du stop : nous l'avançons de quelques kilomètres - juste le temps qu'il nous raconte qu'il a trop consommé pour pouvoir conduire. Bref.
Le lendemain matin, nous plions bagage en prenant notre temps.