Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

mardi 16 avril 2019, 21:41

Dans le parassol

Oh oh ! Un bel essaim a patienté tout l'après-midi dans le champ d'une voisine, mais malgré tout le temps qu'on se décide à le récupérer, il s'était envolé. Mais... pas très loin. Il s'était installé dans le parassol d'une autre voisine ! Nous avons essayé de le transférer dans notre ruchette, mais les déloger n'était pas le plus facile.

Essaim

Après un essai infructueux en soirée, le lendemain nous avons (enfin) eu l'idée de déshabiller la structure du parasol et de poser le tissu par terre, près de la ruchette. Et zou, elles sont rentrées... mais pas bien longtemps. Elles sont revenues en fait à leur première idée : squatter le toît !!!... o.O

vendredi 22 mars 2019, 21:41

C'est l'Printemps

Voici enfin les beaux jours. Un redoux exceptionnel en février a failli faire craquer notre clématite blanche, mais peut-être parce que l'année dernière, elle s'est pris le gel en début de floraison et que ça lui avait coupé tout son effet, cette année elle a tenu ses bourgeons bien tranquilles le temps nécessaire. Grand bien lui a pris : la météo a commencé par un retour à la normale (froide, la normale), avant d'entamer enfin le printemps. Ah, nous y voilà !

Clématite blanche

Clématite blanche

Mais les premiers à sortir, ceux qui annoncent le printemps, c'est eux : les muscaris. Ils sont tellement mimis qu'on les adore.

Muscaris

Avec le beau temps, commence le travail des champs... nous avons retourné déjà pas mal de parcelles. Voilà à quoi ça ressemble pour l'instant... au "sud" :

Sud

Vous avez noté que la bâche qui couvre la serre n'est plus là. Et pour cause : elle s'est envolée (traîanant à sa suite la structure métallique...) lors d'une tempête il y a quelques semaines. Vu que les vents violents ne semblent pas se calmer, il nous a semblé plus prudent de ne pas la replacer tout de suite...

Au nord :

Nord

Ah ah, nouveauté : trois parcelles réunies et même étendues en une seule : nous prévoyons d'y semer des céréales, pour tester : avoine et "orche" (en gallo, orge se dit orche - n'insistez pas, c'est le seul mot qu'on connaît en gallo).

Roulement de tambour... et à l'est !

Est

Eh oui, nous venons d'arracher cette portion de gazon pour y mettre un tunnel pour des semis primeurs, et réserver une nouvelle place aux courgettes.

Les courgettes, les courges, les tomates, tout ça tout ça : suite au succès de l'année dernière, nous réitérons les plants maison. Ce qui fait un paquet de petits pots - par chance, nous les avons sauvés juste à temps d'un aller simple à la benne de la déchetterie : un papi s'apprétait à les balancer par centaines ! Après une germination au chaud dans le bureau, ils sont maintenant dans notre nouveau "chassis froid-douche" - encore une réalisation maison à base de... cabine de douche (celle qu'on a éjectée du 1er étage de la maison), de bois de récup', et de bon gros plastique agricole (ramené d'Italie). On a même tapissé le sol en ardoises fibro-ciment (non amiantées, précision nécessaire). Autant dire qu'on recycle tout ;-)

Pots

Enfin, nous avons taillé les arbres fruitiers du potager cet hiver - ça devait être la première fois de leur vie d'arbre, car les propriétaires précédentes ont avoué n'y avoir jamais touché. Nous saurons bientôt si cela leur aura réussi ! En attendant, les pêchers sont en fleurs. :)

Pêcher

Une dernière photo bonus ? On dirait une pub pour une marque de chaussures... mais c'est notre "échelle à chaussures" où on les stacke dans le couloir. Réalisation maison, bien sûr !

Merrel en stock

samedi 16 mars 2019, 21:41

Orl'

Un petit tour à Orl. Une vue peu ordinaire :)

Orl

mercredi 6 mars 2019, 21:41

Cancale

Petite balade à Cancale hors saison...

Cancale

jeudi 24 janv. 2019, 21:41

La neige par tous les temps

Janvier, le bon mois pour aller faire un peu de ski chez les amis de Pontarlier. Alors, la neige, vous la prendrez par temps bleu ou par temps gris ?... Si on avait le choix, on aurait pris bleu, mais en fait, à tout prendre, on a tout pris. :-)

Le premier jour, nous nous sommes dégourdis les jambes en raquette sur les hauteurs du lac Saint Point. Pour un peu, on se serait perdu en forêt, mais il faut dire qu'on a fait un peu exprès - on a marché sans regarder les cartes, en suivant les sentiers qui nous plaisaient. La seconde journée était on ne peut plus ma-gni-fique ! C'est aux Fourgs qu'on l'a passée, et en ski.

Les Fourgs

Le lendemain, c'était déjà moins drôle : aux Fourgs, il neigeait. Qu'importe, nous avons encore skié mais de l'autre côté du village. Pour se réchauffer, nous avons déjeuner là-bas dans une gargotte où on nous a servi un plat monstrueux à base de gras (il semblerait que c'était du fromage fondu). Beurp. Un peu trop gras, en fait, et en quantité gargantuesque.

Enfin, dernier jour de balade, la lumière était tellement triste que même la neige ne semblait plus aussi blanche. À la limite du déprimant...

Sur les hauteurs

Lac Saint Point

Heureusement il y a aussi là-bas des remèdes miracles au gris : les amis, leur chalet, le macvin et les fondues !!! ;-)

lundi 31 déc. 2018, 21:41

Suivante !

2018, c'est terminé. À l'heure des bilans, on se dit que cette année c'était ...

  • mi-février : la taille de la haie du verger, côté route communale,
  • un hiver bien trop pluvieux (3 mois sans voir le soleil, de la boue partout...),
  • juin et juillet sans une seule goutte d'eau ! Les pommiers à cidre n'ont pas aimé. Pas besoin de presser cette année.
  • des travaux, encore des travaux, ...
  • un nouveau toît, une nouvelle cheminée, une nouvelle cuisine !
  • des cours d'apiculture... et un essaim dans le verger en juin :)
  • des trajets en Partner uniquement pour faire des courses, aller à la déchetterie ou aller voir la famille... À quand les vacances ?
  • le potager avec des plans 100% semés maison pour ce qui est des courges et des tomattes,
  • des tomates récoltées à partir du 20/07, plein de potirons,
  • ce n'était pas l'année des petits pois / fèves / haricots,

L'année prochaine, objectif numéro 1 : vacances !...

mardi 6 nov. 2018, 21:41

La guide est enrhumée

Comme après chaque escapade, nous sommes revenus du Nord avec une crève carabinée. Je ne sais pas si c'est la grippe, mais ça nous a pris tout ce qui était possible : le nez, la gorge, et les oreilles. Et en plus, ça a duré ! Impossible de se rétablir. Quand Joëlle est arrivée, énergique et toute jeune retraitée, en gare de Combourg, nous n'étions pas vraiment en grande forme. J'ai quand même fait la tournée des hauts lieux du coin avec elle pendant qu'Antoine tentait de se soigner - par ici la visite !

À tout seigneur tout honneur, nous avons commencé par Saint Malo. La côte y est magnifique, et la ville semble un vaisseau surgit de la mer... Le temps était beau mais frisquet, ne vous étonnez pas s'il n'y a personne dans la piscine.

Piscine

Saint Malo

Cependant, il est bien vrai que la ville est un peu froide, austère on pourrait dire. Une richesse-forteresse... affichée, hautaine, et pourtant qui se veut bien protégée derrière ses murs. Nous sommes revenues par la côte, avec un arrêt à la plage du Guesclin. L'île était, sous la lumière tombante, pour une fois entièrement entourée par les eaux.

Plage du Guesclin

Plus loin, nous sommes arrivées à la pointe du Groin à la bonne heure : celle où le soleil rougeoit.

Pointe du Groin

Le lendemain, nous sommes allées toutes les deux à Dinan. Joëlle a largement préféré son caractère de petite cité médiévale.

Dinan

La balade nous a conduit à une jolie vue sur le port, que nous avons rejoint par la suite. Le temps d'acheter un Kouign Aman et de boire un café pour nous réchauffer, puis nous avons quitté la ville à la nuit tombée.

Dinan

C'est à bout de force que j'ai racompagné Joëlle à la gare le lendemain matin - avant de rechuter et de me recoucher pour quelques jours. Qu'on se le dise, nous ne sommes plus faits pour vivre en ville !...

jeudi 25 oct. 2018, 21:41

Cap au nord

Petite escapade vers les plages du Nord : ce jeudi, direction Boulogne, où nous déjeunons d'un fish and chips en terrasse grâce au grand soleil qui règne ici. L'Italie nous rattrape jusque là : Ale nous a laissé un message vocal sur Whatsapp - c'est sa grande spécialité. Il nous dit que Taibon brûle ! Un gigantesque incendie dévore depuis la veille les forêts nichées sur les pentes des Pale di San Lucano, et Taibon vit dans la fumée.

Décidément, les côtes Normandes, cela ne me réussit pas pour ce qui est des nouvelles. Allez, nous continuons malgré tout : direction Audresselles. Partner garé, c'est à pied que nous allons prendre l'air : d'abord le long de la plage rocailleuse du village balnéaire, puis sur le sentier côtier.

Sentier

Tout du long, des bunkers et côté terre, bien visibles, deux énormes casemates de béton dont l'une abrite encore son canon 380 mm. La Batterie Todt tirait des obus jusqu'à 42 km...

Nous dépassons cran Mademoiselle, puis cran Poulet est l'occasion d'accéder à la plage grâce au petit cours d'eau qui l'a creusée. Nous continuons un peu sur les galets... un bloc de béton nous a à l'oeil !

Oeil

Retour par le même sentier - nous n'avons pas beaucoup marché, mais les journées sont courtes. Nous partons en quête d'un coin où dormir : ce sera à Tardinghen. Un rapide repérage des lieux nous a permis de retenir qu'il s'y trouve un petit parking tranquille, dont les haies rendent l'endroit protégé des regards et du vent, et que le terrain de jeu tout proche compte un baby foot pourvu d'une balle. dingue que personne ne l'ait encore volée ! Ce sera l'occasion de s'offrir quelques parties - quitte à se geler les doigts ! - avant d'aller se coucher. Pas inutile, le camion pizza sur la place pas bien loin...

Mais avant que le soleil ne se couche, nous allons faire un saut au Cap Gris-Nez. Tout est très bétonné et encadré : ici, même si aujourd'hui c'est désert, on gère l'afflux touristique. Et pour la peine, les panoramas laissent pantois : pas tant pour leur beauté (je suis difficile...) mais au moins trente super tankers et autres porte-containers croisent au large du Cap ! Au loin, on apperçoit les falaises anglaises. Si proches ! La nuit tombe, c'est l'heure de la pizza - nous la mangeons debout en discutant avec les tenanciers, un peu dépités de n'avoir eu que nous comme clients ce jour-là.

Le lendemain matin, direction Cap Blanc Nez. Partner garé au Cran d'Escalles, nous attaquons le sentier qui grimpe vers le cap... d'ailleurs, cela ne ressemble pas vraiment à un cap - pas de promontoire. C'est juste un bout de falaise plus haut qu'au alentours ! Il fait un temps de chien, le vent est de la partie et on sent bien que la pluie voudrait s'inviter aussi.

Cap

Après le cap et son panorama (où on peut jouer là aussi à compter les navires et les ferry), nous continuons vers Sangatte. Aux portes de la ville, nous bifurquons pour revenir sur nos pas en passant sous le Fond-Pignon - un lac artificiel retenu par une digue. Ce lac contient les boues de craie extraites du sous-sol de la Manche lors du percement du Tunnel ! Avec ces saloperies, ils ont recouvert la Batterie Lindemann. La plus grosse, la plus puissante... avec 3 canons de 406 mm ! Et hop, comment se débarasser de l'histoire... dommage.

Plus haut, nous divagons un peu dans une forêt encore jeune - entre les arbres, des bunkers. Le sol est très cabossé, un grand nombre d'obus ont dû tomber ici... Le sentier nous ramène au Cap puis à la voiture, juste à temps avant que la pluie ne se déchaîne. Vu la météo, nous déclarons officiellement l'escapade côtière terminée : retour à Lille !

jeudi 4 oct. 2018, 21:41

Victoire !...

Reprenons. Nous avons cassé la cheminée, les marches, le ciment et la chaux sur les murs, abattu le faux-plafond en placo, traité les poutres, dressé des murs en terre, chaulé, badigeonné, refait la plomberie et l'évacuation des eaux ménagères, placé des poutres sous les linteaux côté sud.

Depuis que nous avons ces poutres, nous pouvons nous concentrer sur la dernière étape : carreler. Depuis déjà plusieurs semaines nous avions abandonné complètement l'idée de casser la dalle béton de la cuisine - trop de travail, trop de gravats... Nous aurions aimé faire quelque chose de bien (une vraie dalle en chaux isolée du sol) voire même quelque chose de beau (nous avons rêvé de vrais carreaux de ciment... et même de tomettes), mais dans tous les cas c'était vraiment soit trop de travail, soit un non-sens (quel intérêt de poser un sol respirant comme les tomettes sur une dalle béton ?...).

Nous avons donc commencé par réagreer vite-fait le tour de la cuisine (le carrelage blanc allait jusqu'au bardage bois des murs : il manquait donc 5 cm jusqu'au nouveau mur). Puis nous avons fait une petite dalle en chaux au pied de chacune des portes - là où nous avions encore un peu de terre battue. Ça ne respirera pas plus que si nous l'avions faite en ciment vu ce qu'on projetait de mettre par dessus, mais nous ne pouvons pas raisonnablement mettre du béton quand on passe son temps à en retirer !

Enfin, nous avons carrelé. Comme nous n'étions plus à ça près côté respiration, nous avons choisi la facilité : des tomettes espagnoles qui n'ont rien de traditionnel, mais ont au moins une jolie couleur, posées avec une colle "easy flex" qui coûte les yeux de la tête mais qui permet aux moins experts comme nous d'avoir le temps de finir son "batch" sans que la colle ne sèche dans l'auge - environ 3 heures de temps. Au final, la colle nous a revenu plus cher que les tomettes ! Il faut dire que nous les avions trouvé sur LBC : nous avons été les récupérer dans la région d'Angers pour 200€ les 30 m2...

Nous avons procédé en 4 étapes : une grosse journée pour faire une zone d'environ 10 m2 côté pignon est, là où sera la Rizzoli, suivie d'une petite journée pour carreler le milieu de la pièce. Suite à quoi, celui qui a posé notre nouvelle cheminée nous a aidé à déplacer la Rizzoli à son emplacement final - n'oublions pas qu'elle fait 180 kg, et que sans la machine adéquate c'est un truc à y laissez son dos et celui de tous ses amis. Sans doute un peu pris par le temps, il n'a pas été des plus soigneux et deux tomettes y ont laissé des morceaux (mais faire et défaire, c'est toujours travaillé, non ?). N'empêche qu'on ne le remerciera jamais assez : la boisinière était enfin à sa place !

Rizzoli

Libérant aussi par la même occasion l'espace qu'elle occupait depuis presque 4 mois, et qu'on s'est empressés de carreler - il nous a fallu encore deux belles journées pour gérer toutes les découpes un peu compliquées des poteaux de bois et des murs pas bien droits... Mais enfin, le résultat est là : objectif atteint.

Nous sommes officiellement en pause pour ce qui est des travaux !... Pour la suite, rendez-vous au printemps prochain.

dimanche 23 sept. 2018, 21:41

C'est en forgeant...

Cette semaine nous sommes à Orléans. Sur les quais de la Loire, un festival original : "Quand les soudeurs étincellent", où une vingtaine d'artistes-soudeurs travaillent le temps d'un week-end à des sculptures qui seront mises en vente pour une association caritative.

Nous nous attardons au stand de David Palmont : sa forge japonnaise attise un brasier situé dans la bouche d'une tête de gorille en métal... Il travaille à l'ancienne et martèle des morceaux de métal qui deviendront les plumes d'un grand oiseau. Ça nous donne presque envie de nous mettre à la soudure...

la forge de David Palmont