Festival du chant de marin
Pendant la rando vélo, nous avions vu une affiche pour le festival du chant de marin à Paimpol. Ce qui a attiré notre attention ? Le nom de Denez ! C'est essentiellement pour le voir qu'on s'est pris des billets - mais histoire de ne pas faire les choses à moitié, on a pris un pass pour les 3 jours que dure le festival.
C'est ainsi que vendredi 02 août, direction Paimpol ! Nous arrivons un peu avant 14h au camping de Kermaquer, à Lézardrieux - c'est là qu'on a réservé un emplacement. L'endroit n'est pas trop cher, et surtout pas complet ; le terrain descend en pente faible jusqu'à la rivière du coin : le Trieux. Juste le temps de monter Hubba hubba et de s'acquiter des droits, et hop, nous repartons vers Paimpol : nous découvrons l'immensité des parkings prévus pour accueillir les visiteurs... et la marche jusqu'à l'entrée du festival.
Une queue déjà raisonnable nous fait poireauter quelques minutes au soleil, mais malgré un début de foule, c'est fluide : nous arrivons à temps pour le concert d'ouverture (même si nous venons de rater les Marins d'Iroise, que nous aurions écouté avec plaisir si nous n'étions pas un brin en retard sur notre planning) - Tri Yann sur la grande scène. C'est la première fois qu'on les voit - et la dernière, puisqu'ils ont déjà annoncé que c'était leur dernière année de scène. La seule chose qu'on pourra dire, c'est qu'on les aura vu ! Pour le reste, la percée de ce groupe plutôt qu'un autre reste une énigme complète, tout comme la longévité de leur succès.

Nous passons le reste de l'après-midi à arpenter le festival sous un beau soleil pour y admirer les bâteaux, s'arrêter devant les animations musicales sur des quais, écouter des groupes traditionnels sur la scène du bateau Le Galant (avec des formations venues des Pays Bas - Pekel, du Quebec - La Nef, et de Russie - The Frigate Shtandart Shanty Choir), ... Et plus tard, à la Taverne, un couple japonnais assez... dépaysant : madame chante en japonnais avec une voix stridente comme il faut, et les deux s'en donnent à coeur joie avec leurs accordéons... Dépaysant, mais peut-être plus encore quand ils reprennent Tri martolod en japonnais : là on frôle le surréalisme.


Le soir, nous grignotons un pic nic sur place avant d'aller jeter un oeil sur l'affiche du soir : Pink Martini, qui ne nous convainc pas vraiment - nous passons notre chemin. À 22h, nous écoutons Elisapie (du Québec) sur la scène Cabaret, c'est pas mal, et la sonorisation n'est pas trop mauvaise, contrairement à la grande scène dont les aigus arrachent les oreilles et les bassent donnent la gerbe. D'ailleurs, sur la grande scène : Jeanne Added - mais non, décidément, nous ne sommes pas client des grands noms du moment ! Retour à l'autre scène, avec Flavia Coelho (Brésil), mais nous sommes un peu déçus de celle qui est sensée être une révélation. C'est visuellement coloré mais... et musicalement ?
Il est bientôt minuit et nous nous décidons à partir, et nous sommes déjà bien engagés sur le chemin vers la sortie quand... c'est qui ce grand gars là-bas ? Le grand Christophe de Pontarlier ! Surprise ! Il est accompagné d'un ami à lui, et peut-être de son fils qu'il a perdu de vue, et de deux filles qu'ils ont ramassé on ne sait pas trop comment. On parle de boire une bière, alors nous voici de retour vers la Brésilienne, puis on enchaîne avec Femi Kuti - une musique afro sur-excitée, peut-être écoutable, mais surtout trois choristes en tenue dénudée vert fluo qui se trémoussent d'une façon proprement outrancière - ça me donne une image assez proche peut-être du summum de la marchandisation des corps féminins... et surtout ça nous donne vraiment envie d'arrêter là : à plus de une heure du mat', on en a plein les pattes et plein les oreilles : nous rentrons nous coucher...