Rebelotte
Ce matin nous prenons notre temps, mais le camping ce n'est pas non plus pour les lève-tard : fin de matinée, direction le festival. Nous commençons par acheter des bouchons d'oreille - quelle bêtise d'avoir oublié les nôtres ! Nous déjeunons sur les quais, et écoutons des groupes bretons - badags ou petites formations bombarde, biniou et cuivres.
Aujourd'hui, nous écoutons un choeur du pays de Galles (The Cardigans Rugby Club Choir) sur la scène du bout du quai central, puis essayons Natâh Big Band sur la grande scène - mais ni la qualité du son, ni la prestation ne nous plaisent : trop de monde sur scène, c'est fouilli et le rendu fait bloubiboulga dans nos oreilles : nous décidons d'aller nous balader hors festival.
Direction : le terre-plein de Kerpalud, où à défaut de Sébastien (notre ex-voisin « roncier »), nous trouvons son bâteau à l'effigie de Corto Maltese. La marée est basse...

À notre retour, nous allons poser nos fesses à la Taverne, une scène agréablement équipée d'un bar et de quelques chaises... Nous y écoutons La belle équipe : quatre musiciens et chanteurs, pour une moitié du Québec (Liette Remon et Paul Marchand) et pour l'autre de Bretagne (Patrick Couton et Roland Brou).

En soirée, c'est la cohue pour manger - la queue devant le fish'n chips est tellement longue qu'on se rabat sur un stand de brandade. Pour éviter d'attendre debouts comme des imbéciles, on mange le cul par terre sur un bord de quai, les pieds dans le vide. Le festival bat son plein, trop de gens, trop de gens, trop de gens.
La soirée est d'abord brésilienne, avec quelques morceaux de Bel Air de Forro sur une petite scène, mais nous partons bientôt pour voir la tête d'affiche Gilberto Gil sur la grande scène. L'instrumentation brésilienne rend limite-écoutable la sonorisation épouvantable de cette scène, et nous profitons presque de la musique. Nous revenons ensuite y voir Denez à 23h : clairement la tête d'affiche, même si certains ne semblent pas bien savoir ce qu'ils font là. À part un morceau qui donne un peu trop dans les basses pour cette scène, nous profitons presque correctement de la prestation - avec Yann Tiersen en invité.
À la dernière note, une petite pluie a commencé à tomber... Un voisin a commenté : « il a réussit à faire pleurer le ciel. » Ah, ces Bretons... des poètes ! Du coup, nous avons suivi la foule, et sommes rentrés nous coucher.