J2 - Charlieu
lundi. Après une nuit à écouter bailler les corneilles bruyament, nous sommes assez peu frais, mais néanmoins dispos. Le temps est gris et frais, mais se maintient : pour l'instant tout va bien. Nous replions bagage, et quittons le camping le ventre vide. Nous connaissons maintenant bien le trajet : les quais, la petite montée jusqu'au pont canal, et hop : nous partons à gauche pour poursuivre la route le long du canal. Avant de sortir de Digoin, nous trouvons un banc pour prendre notre petit déj.
Nous poursuivons encore l'EV6 jusqu'à arriver à Paray-le-Monial, dont les abords ne sont pas très reluisants. Au panneau qui indique « Canal du centre », nous interprétons que nous approchons du centre et bifurquons - nous faisons bien, mais en fait c'est vraiment le canal qui s'appelle canal du centre... bref. Nous entrons dans la ville par son centre, et trouvons assez rapidement la basilique. Nous connaissons déjà : nous l'avions déjà visitée une fois, lors d'un de nos trajets Italie-France, l'année de notre déménagement. Mais bon, l'endroit est beau, et la région est réputée pour ses églises, alors ce serait dommage de snober une des plus connues quand elle est située sur notre route !


Au pied de la basilique, nous attachons nos vélos sous un abri prévu à cet effet à côté de plusieurs vélos de randonneurs. Sans surprise, nous y recroisons nos voisins du camping ! Mais ce sera la dernière fois, car eux continuent vers Montceaux-les-Mines, alors que nous suivrons bientôt la V71 vers le sud. Après avoir tenté de visité une autre chapelle - celle des apparitions, mais une messe allait y débuter sous quelques minutes - nous repartons vers le centre à la recherche d'une boulangerie. J'y prends des sandwichs, et me laisse tentée par deux croissants imprévus : ils ont, d'après le panneau exposé dans la rue, été primés meilleurs croissants du département. Ça se tente !
Nous repartons en suivant la Bourbance, la même petite rivière qui passe devant la basilique. Après un carrefour un peu compliqué, nous rejoignons la voie V71 réservée aux vélos : à nouveau, une ancienne voie ferrée qui nous permet de passer en douceur vers une autre vallée. Nous retrouvons la Loire que nous avions quittée sans nous en apercevoir en suivant le canal du Centre jusqu'à Paray-le-Monial.
Une fois passée la petite ville de Saint-Yan, nous roulons absolument tout droit et plein sud. La loire est au moins à 2 ou 3 kilomètres sur notre droite, nous ne la voyons pas... nous traversons un paysage de campagne assez peu vivant sous un ciel gris. Au niveau de Montceaux-l'Étoile, que nous ne voyons pas plus depuis notre voie, nous nous arrêtons déjeuner à une aire de pique nique aménagée à proximité d'une ancienne gare. La maison face à nous est un ancien café qui porte encore son enseigne, mais qui visiblement a changé de destination...
Une dizaine de km plus loin, nous faisons un léger crochet pour aller visiter l'église de Baugy. Nous faisons d'une pierre trois coups : une petite église, une pause, et une vue sur la Loire. Puis nous reprenons la route, et après un long tronçon, nous faisons un nouveau crochet vers une autre église : celle de Saint-Marcel à Iguerande. Sauf que celle-ci est située sur les hauteurs... avec une belle montée pour y accéder (mais aussi une descente encore plus raide pour en repartir).


Cette église est beaucoup plus sobre, mais elle a son charme malgré l'absence de lumière. Après être redescendus jusqu'à la voie, nous prenons une pause au parc de cette ville : l'ancienne esplanade de la gare est désormais un jardin avec des jeux pour enfants et des tables de pique nique... les temps changent !
Encore une dizaine de km, et nous bifurquons pour rejoindre Charlieu, elle-même à une dizaine de km de la Loire. C'est là que se situe le seul camping accessible et ouvert du coin. Et encore : il vient juste d'être repris, et des machines s'activent pour finaliser des travaux d'avant saison. Le reprenneur nous avoue qu'il a tellement plu ici que la plupart des emplacements ne sont pas tondus... et effectivement, ce sera un peu compliqué de trouver un espace qui ne soit pas envahi d'herbes pour planter. À ma question : « vous avez un tarif randonneurs ? », sa réponse « euh, non, c'est quoi, vous avez une carte, un truc comme ça ? », Antoine répond « ben, juste des vélos ». Visiblement les reprenneurs n'ont pas été briefés au sujet de la Véloire...
Une fois installés, nous partons à la recherche de nourriture pour ce soir. Nous choisissons de partir à pied, et visons une supérette de centre ville plutôt qu'un supermarché de la périphérie. Nous en profitons pour visiter l'église de Saint-Philibert - qui nous a marqué surtout à cause de son nombre incroyable de caméras de vidéo surveillance... que redoutent-ils donc dans ce bled ?!

Juste à côté, le petit Casino que nous recherchions. Sauf qu'une fois dedans, il n'y a pas bésef de choix, et les prix piquent vraiment les yeux. À tel point que nous nous interrongeons même sur la possibilité de repartir au camping, prendre les vélos, et pousser jusqu'à un supermarché... mais bon, finalement nous y renonçons. Nous trouvons finalement ce qu'il nous faut, en particulier sur une bonne idée d'Antoine, nous mangerons ce soir de la sauce tomate italienne cuisinée tartinée sur du pain achèté en boulangerie. Le tout installés à la table du café - pas encore ouvert - du camping... Ah, une dernière bizarerie : les douches. Elles ont été faites à l'envers : la rigole d'évacuation de l'eau n'est non pas au fond, mais... du côté de la porte. L'eau s'écoule donc là où on se change et qu'on laisse les chaussures : pas vraiment une réussite ! En plus, la température n'était pas réglable, et le pommeau du genre à laisser seulement un jet d'eau diffus : le temps qu'il arrive sur les épaules, il est déjà tiède. Ce n'est pas avec ce genre de douche qu'on se réchauffe... Carton homard bleu !
Digoin - Charline dans un tiers-lieu 58,2 km en 4h06 petit casino (?) 19,28 € camping 16,20 € baguette 1,29 €






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