Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

vendredi 6 juin 2025, 21:12

Boucle maison - Orl'

Chez nous jusqu'Orléans en vélo, et retour : c'est un parcours qu'on souhaitait faire depuis longtemps ! Nous avions imaginé faire une boucle qui aurait longé partiellement la Loire. Aussi, cela nous a semblé évident d'aller à vélo à la cérémonie de dispersion des cendres de ma marraine, qui habitait entre la Loire et le Canal d'Orléans. Cela nous a donné du temps pour penser à elle, penser à la vie, ... et penser à la mort (sans idées noires).

Vendredi 06 juin
Départ !
Et dès le début, un imprévu : nous inversons le sens prévu initialement, pour cause de vents forts venant du sud-ouest : autant être poussés dans le dos plutôt que de lutter contre le vent ! En début de journée, la météo est plutôt clémente pour les premiers kilomètres, qu'on connaît bien. Mais arrivés au Mont St Michel pour midi, le temps est déjà très gris... cependant, on mange au sec sur les marches du pont-barrage. On observe des coréens se prendre en photo entre eux, ils sont faciles à reconnaître à leurs habits et à leur habitude de poser en formant un coeur avec leurs doigts. À notre grande surprise, des avions de guerre débarquent sur le mont - quatre ou cinq. Ils tournent autour plusieurs fois,... nous réalisons que nous sommes le 6 juin : sans doute les festivités du débarquement de Normandie débordent-elles ici, et nous imaginons déjà des invités de marque dans ces avions... Macron serait-il dans le premier, protocole oblige ?

Le mont

un avion près du Mont

Nous reprenons la route, et c'est la première saucée quelques kilomètres plus loin... Nous enfilons les kways, nécessaires, mais la pluie cesse assez rapidement.

Le mont

À Pontaubault, c'est la pause : nous profitons de quelques rayons de soleil, presque le bonheur. Nous remontons sur les vélos, et c'est la 2ème saucée - à peine repartis qu'on reprend la pluie ! Nous nous habritons sous le pont de la N175 qui passe au-dessus de la voie vélo - des énervés, donc un gars en vélo couché, passent sans s'arrêter, prêts à prendre la pluie à tout prix.

Pöntaubault

Le reste du parcours est sur une ancienne voie ferrée - droite et monotone, nous l'avions déjà empruntée à notre retour du Cotentin (sous la pluie, une pluie bien pire que celle d'aujourd'hui).

Arrivée à SAINT-HILAIRE-DU-HARCOUËT : 69 km +300 m Nous dormons ce soir au camping municipal de la Sélune. Notre emplacement est proche de celui d'un autre couple à vélo - visiblement des italiens (le petit drapeau tricolore sur leur remorque ne trompe pas) mais aussi à l'oreille. Nous avons l'impression d'un accent assez proche de celui de nos dolomites agordines, mais malgré tout différent. Et si nous allions leur demander d'où ils sont ? Udine ! est la réponse. Pour l'instant, nous avons trop à faire - monter la tente, prendre une douche, faire des courses - mais ce soir, dans la salle (chauffée !) mise à disposition des randonneurs, nous discuterons (en italien, évidemment) un bon moment de l'Italie, la France, les voies vélo, ...

St Hilaire

St Hilaire

Mais pour l'occasion des courses, nous profitons de la balade pour visiter la ville : elle a de beaux restes. Nous entrons dans sa belle église (et activons l'illumination, en suivant les conseils reçus à l'accueil du camping). Mais commercialement... c'est la catastrophe : presque tous les commerces sont fermés et à vendre !

Au diner, nous discutons avec le couple d'italiens de Udine, puis avec un couple de vendéens qui voyage en tandem - ils ont un passif de courreurs vélo et un bon foncier malgré leur âge.

dimanche 11 mai 2025, 21:12

La théorie du bloche

Le bloche, c'est un mot valise qui mélange : le temps gris, son ciel blanc gris, si moche. Quand il fait bloche, il n'y a même pas de pluie : c'est un temps à l'arrêt, sans lumière, sans rien, vide et triste. Chez nous, tout 2024 était bloche.

Et après, on a lu Le grand retournement.

1815 : éruption du tambora en Indonésie : l'année sans été !

  • des famines, des récoltes de riz impossible en chine, maladie de la pomme de terre en Irlande... provoquent désespoir absolu et maladies (choléra, thyphus),
  • des couchers de soleil plus flamboyants, lumière jaunasse,
  • un brouillard constant sur toute l'europe et l'amérique du nord.

Dans les années 1990 aux Philippines : l'éruption du mont Pinatubo est corrélée à un refroidissement de -0,5° C.

Ça donne des idées à certains : le GEO INGENIRING qui consiste à envoyer du souffre dans l'atmosphère. Ce voile permetterait au rayonnement solaire de ne pas toucher sol.
EFFET SOUHAITÉ : faire baisser de -0,6° C la température globale, à réaliser au plus tard quand celle-ci atteint +1,5° C si on ne veut pas déclencher les tipping points.
EFFETS SECONDAIRES :
effets sur les climats régionaux > pas de mousson, baisse prod° riz, maïs, ...
poursuite de l'acidification océan > un problème connu...
destruction de l'ozone > d'ailleurs le trou ne se referme pas...
effets sur les plantes (arbres) > en 2024 la couleur des forêt est plus rouge, ils ne captent pas autant de CO2.
dépôts acides = retombée en pluies acides
effet sur les cirrhus (type chem trails) = ensemensement de ces nuages
blanchiment des nuages
perte d'énergie pour les panneaux solaire
aléas moral >> dépression globale ?!
conflit avec les traités existants
perturbation de el nino >> moins de moisson
favorise certains végétaux et pénalise les autres > développement d'algues...
ozone de surface = smog et difficultés respiratoires. Hum !

Pour mettre ce voile en place, il suffit de 4000 vols par an pour réaliser le largage.
(i) Ryanair c'est 3000 vols / jour.

Visualiser le dioxyde de soufre
Il est généré par la combustion de combustibles fossiles tels que le charbon (taux de soufre entre 0,2 % et 4 %). /!\ dans les ressources profondes et non conventionnelles de gaz : jusqu'à 10%.

Voir le rapport RTE

facteur de charge solaire (?) plus faible en 2024 = rapport entre capacité installée et énergie produite 14% en moyenne en France (13% en 2024), environ 20% en été.

Acidification des océans

1850 : pH 8,15
2012 : pH 8,05 (moins basique = acidification)
(i) l'océan mondial absorbe actuellement un quart environ des émissions anthropiques de CO2
= 22 millions de tonnes de CO2 absorbée par jour de manière globalisée
/!\ cette capacité semble se dégrader en raison des effets combinés du réchauffement et de l'acidification.

(!!!) le scénario retenu par la plupart des scientifiques conduit à une diminution du pH, d'ici la fin du siècle, à 7,8. Le pH est une grandeur logarithmique : correspond à une acidité multipliée par deux !!!

Causes de l'acidification :
1- l'absoption du CO2 ;
2- les eaux de ruissellement sont acidifiées par divers composés azotés anthropiques issus (directement ou indirectement) de la circulation motorisée, de l'agriculture et du chauffage qui dégagent des oxydes d'azote (acide nitreux et acide nitrique) ;
3- l'absorption de composés soufrés issus des combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz). Le soufre, lors de la combustion se transforme en effet en dioxyde de soufre, source d'acide sulfureux et d'acide sulfurique.

L’océan contient 50 fois plus de carbone que l’atmosphère. Il échange chaque année des quantités importantes de carbone avec cette dernière.

jeudi 8 mai 2025, 21:12

J4 Campagne

Jeudi 08 mai
30 km en ?h?
Le retour...

Nous reprenons le tracé du premier jour en sens inverse. Nous passons donc par St Cyprien et à 11h40 nous sommes en vue d'un Carrouf... tiens, et si on vérifiait l'horaire de fermeture ? Bingo : midi ! Vu qu'on est un jour férié... vite, on fait des courses en urgence. Et on racourcit le trajet pour rentré directement avec les courses au Camping de Campagne : nous avons pris de quoi nous préparer un BBQ au soleil !

Dans l'après-midi, le programme c'est Campagne : jardin et bouquin.
En fin d'après midi, nous passons saluer Maureen et Warren MUELLER, les nouveaux propriétaires de la maison de Janette.
Ils ont trouvé dans le grenier, le dessin au fusain et deux documents concernant Jean Gonichon (serait-ce Pachon ?).

Vendredi 09 mai Retour en Partner.
10h au départ de Campagne.
7h de route : Périgueux, Angoulême, d° Poitier, sortie Lusignan, Parthenay, Cholet, Nantes.

mercredi 7 mai 2025, 21:12

J3 Au pied de Domme

Mercredi 07 mai 79,5 km en 5h55
Direction Domme !

Parcours

La journée commence par 3 côtes successives (et autant de descentes). Magnifique vue sur Roca en 1ère descente !

Rocamadour

Superbe 2ème descente (en lacets) ! La 4e montée va vous étonner !!!.... Elle mène à Monfaucon, où aucun commerce, aucune boulangerie ouvert. On nous conseille un bar bistrot un peu glauque, qui est sensé pouvoir nous vendre du pain, mais nous y répond poliment qu'il n'en n'a plus - mouais. On mange sur la place principale du kiri au kiri.

Puis, une grande et très longue pédalade en légère descente... de quoi apprécier à nouveau le vélo !
Nous passons par Saint Germain du Bel Air, une commune qui annonce être jumelée avec Saint Germain sur Ille (Ille et Villaine). Arrêt ensuite à l'Abbaye-Nouvelle sur la commune de Léobard, une bonne blague vu qu'elle est en ruine ! Le site nous plaît.

L'Abbaye Nouvelle

Mais juste après, la voié vélo devient une route fréquentée : moins bien. La dernière montée (pour rejoindre Cénac et St Junien, hors des parcours vélo fléchés) est dure pour les jambes en fin de journée. Sans compter qu'à St Julien : le camping est fermé. Et il ne semble vraiment pas prêt à rouvrir (d'ailleurs depuis combien de temps est-il fermé ?!). Le camping suivant se nomme « vagues océanes »... ils se sont perdus. Pas de tarif affiché ? À l'accueil, le tarif sera annoncé en demandant un emplacement, mais la procédure est si longue qu'on abandonne avant même de connaître le tarif. Suivant !

Nous passerons la nuit au Camping La Butte ! La douche est froide (et même celle de la piscine n'est pas super chaude) mais l'accueil sympatique, et il y a comme une petite balade incongrue au bord de la Dordogne. Mais bonus : on nous livre table et chaises en plastiques pour une soirée tout confort.

mardi 6 mai 2025, 21:12

J2 Rocamadour

Mardi 06
25 km en 2h17
Aujourd'hui ça grimpe, mais c'est une 1/2 journée.
(sur l'image : suite du parcours de la veille jusqu'à Souillac, et parcours du jours jusqu'à Roca)

Parcours

Mon tracé emprunte une route (le GR 6) qui descend fort vers le Pont de l'Ouysse (en ruines), un beau site où se niche une auberge 4 étoiles...

Ouysse

Juste après, on traverse l'Ouysse et là : ça grimpe fort ! Pied à terre pour passer à travers le hameau des Bertoux, charmant mais on ne peut plus raide. Ensuite, vers Rocamadour la méga côte l'est surtout par sa longueur, nous ne sommes pas habitués - en Bretagne, on peut avoir du dénivelé, mais jamais bien longtemps. Arrivés à Rocamadour, on fait le tour des campings... car visiblement celui que j'avais prévu n'est plus qu'un arrêt à campers. On choisit de revenir au camping en pleine campagne.

Rocamadour

Après quoi, c'est l'heure d'un déjeuner mérité face à la merveille, puis visite, et enfin, les sempiternelles courses alimentaires de l'itinérance légère. Soirée à nouveau frigorifiante au camping - même si un abri est mis à disposition au camping, il est ouvert aux quatre ventes.

lundi 5 mai 2025, 21:12

J1 Campagne Souillac

Lundi 05 mai
65 km en 5h
Partner reste garée à Campagne.
Parcours : St Cyprien - vallée de la Dordogne - Souillac.

parcours

Côte très accessible puis belle descente vers St Cyprien ; ensuite on suit tranquillement la rivière. Traversée à Allay-les-Mines, et le tracé passe du côté plus accidenté : quelques grimpettes. Belles vues sur Beynac. À Castelnaud, arrêt à une boulangerie pour acheter de quoi manger ce midi. On traverse la Dordogne pour grimper jusqu'à Marqueysac : pas de visite des jardins au programme, mais déjeuner avec panorama sur la vallée.

vue vers Castelnaud

Sur les hauteurs de Marqueysac - il fait gris et frisquet... inutile de s'attarder. Nous passons ensuite par la Roque Gageac.

La Roque Gajeac

Le tracé est une route très peu fréquentée - surtout en cette période.
Sur le chemin, visite de la Gare « Espace Doisneau » - il a de la chance, il a de beaux sujets !

Souillac, une ville mi-morte, mais y'a un lidl alors y'a encore de l'espoir !
Le camping est tranquille - on doit être hors saison...
Par contre il fait moche et froid !
Diner frigorifiés face à la Dordogne.

lundi 28 avril 2025, 21:12

Dordogne 2025

Mardi 29 avril.
14h au départ de Kervineg (3h de route via Pte de Bouguenais, Machecoul, Challans).
Nous dormons chez Laure.
À la Rochelle ? Non : à St Gilles.
ça me rappelle la constante confusion de Janette : en Normandie ? Non : en Bretagne.
J'aurais du m'en douter !

Mercredi 30 avril.
Le voyage continue vers Bordeaux.
Pause à Rochefort...
Nous arrivons juste après la signature de l'achat d'une nouvelle maison.
En attendant, nous logeons dans la maison en location.
Balade à pied : de la plage du Mauret jusqu'au port (plage du Betey).

le bassin

Jeudi 01 mai.
Balade en vélo : de la nouvelle maison (pour un check du compteur Linky), via Andernos centre (et sa jettée), le port ostréicole (et sa jettée), et demi-tour via l'Eurovélo sur laquelle on pousse juqsu'à la plage de Taussat (près de laquelle on tente pas longtemps un sentier gravel trop caillouteux), le port de Cassy, et retour : le port de Fontainevieille et son restaurant « le F » (point de vue) et retour. Dans l'après-midi, nous partons pour Bordeaux pour rendre visite à Annie Conchou (24/01/1946 - une verseau) et son mari Henri Ranzetti (?/01/1945 - un capricorne). Nous passons la soirée chez eux, avec balade dans l'hyper-centre et dîner chez eux (au menu : lapin). Quand on annonce qu'on va au Bugue les jours suivants, nous sommes immédiatement invités à séjourner chez eux !

Vendredi 02 mai.
Journée vélo avec Vincent : A/R au cap Ferret (60 km).
Météo moyenne, d'ailleurs on finit sous la pluie.

Samedi 03 mai.
Départ pour Le Bugue.
Petit arrêt par un fleuriste au Bugue, en écho à la pratique (révolue) de la charmante voisine d'Annie, Mme Potais, qui plaçait un bouquet de fleur sur la table pour leur arrivée.
Premier nettoyage de la parcelle... nous rencontrons Valérie, locataire à la Croze. Après une douche bien méritée, dîner au resto : l'Auberge de Layotte à Tursac. Où on mange, et même sur-mange !...

La Vigne

Dimanche 04 mai.
Nettoyage du terrain, 2e !
Le résultat est encourageant : toute la partie "prairie" est fauchée.
Déjeuner chez les Conchou... superbe soleil en terrasse, on frise l'insolation !
Balade ensemble au château de Campagne, mais il ne faut pas traîner : retour sous un début d'orage...
Au dîner : omelette pommes de terre - heureusement qu'on s'est dépensés ce matin !
Demain, départ du tour vélo.

vendredi 20 déc. 2024, 21:12

Calculer le chaos

Voici l'annonce qui attire notre attention fin octobre : « Préparer une France à +2,7° en 2050, + 4° en 2100, telle est l’ambition de ce troisième Plan national d’adaptation au changement climatique. »

Et plus loin, le site du gouvernement précise : « Avec ce plan, toutes les politiques nationales et locales, toutes les entreprises, les normes, programmes d’aménagement, politiques sectorielles et aides publiques devront à terme prendre en compte le climat futur à ces niveaux de réchauffement : +2° en 2030; +2,7° en 2050; +4° en 2100, par rapport à l'ère industrielle. Ces niveaux de réchauffement ont été revus à la hausse car le précédent plan d'adaptation (2018-2022) tablait sur un réchauffement de 1,5°C à +2°C d'ici 2100. »

Sachant que :
en 2005 le réchauffement mondial était de +0,65°C
en 2015 (l'année de la COP de Paris) il était de +0,90°C
en 2024 nous en sommes officiellement à +1,5°C

Ne retenant que le chiffre attendu de +2°C en 2030 (afin de mieux estimer les suivants, qui semblent faux : vu qu'aucune action n'est entreprise, comment le réchauffement pourrait-il ralentir d'ici à 2050 ?), il ne restait plus qu'à tracer des traits.... ou plus exactement, une courbe exponentielle.

De 1880 à 1970 : +0,07°C tous les 10 ans (ça semble linéaire... )
De 1970 à 2015 : +0,17°C tous les 10 ans (ça accélère...)
De 2005 à 2015 : +0,25°C en 10 ans (hey ho ! problème !)
De 2015 à 2024 : +0,60°C en moins de 10 ans (c'est foutu...)
Prévu :
De 2024 à 2030 : +0,50°C en 6 ans, soit quasi 0,83°C rapporté à une tranche de 10 ans...

Si on estime que le rythme restera identique d'ici à 2100, entre 2030 et 2100 on peut prévoir une température de +0,83° x 7 décennies : +5,81°C.... et ça, c'est si on reste sur un rythme identique, alors que nous sommes visiblement partis en exponentiel ! Partis pour creuver le plafond...

N'oublions pas ! Le CO2 (dont la durée de présence dans l'atmosphère est supérieure au siècle) a deux copains qu'on mentionne peu : le méthane (CH4) — durée de présence dans l'atmosphère : de l'ordre d'une douzaine d'années et l'oxyde nitreux (N2O).

En 2019, leur concentration respective est de 1 866 ppb (+156 % par rapport à 1750) pour CH4 et de 332 ppb (+23 %) pour N2O... des concentrations jamais atteintes depuis au moins 800 000 ans.

Le CH4 est principalement émis par le bétail et l'agriculture, et les fuites dans l'exploitation du gaz fossile. On lui attribue 0,5 °C du réchauffement sur la décennie 2010-2019 (par rapport à 1850-1900), contre environ 0,8 °C pour le CO2...

mercredi 11 déc. 2024, 21:12

Adieu Denise

La dernière fois que nous avons vu Denise, c'était fin juin, avant notre périple à vélo le long de la Loire : nous avons fait un petit arrêt par chez elle pour la saluer et passer quelques heures ensemble. Elle était amaigrie, mais malgré la fatigue liée aux épreuves passées, avait l'air plutôt bien. À notre retour de Saint Étienne, elle n'était pas disponible, et son état de fatigue a rendu les choses encore un peu plus compliquées à notre retour de « grandes vacances » dans les Dolomites, fin septembre.

La dernière fois que nous nous sommes parlées, c'était le 8 novembre. Denise était déjà à Oréliance, avec un état de fatigue très avancé, et un coeur qui s'était emballé plus que de raison : rien que parler lui était pénible. Pourtant, d'après elle les examens réalisés menaient à un simple diagnostique de stress et de dépression lié à son cancer : aucun problème côté coeur, elle allait simplement avoir des anti-dépresseurs, et elle envisageait rentrer chez elle (lui avait-on suggéré cette éventualité à la clinique ?), ou pourquoi pas aller dans une maison de repos - ce serait quand même plus facile, elle le reconnaissait. Dans ces cas-là, à distance, comment savoir à quel point illusions révées et informations réelles se mêlent ?

J'ai traîné pour rappeler. Nous étions nous-même un peu à plat - même si un COVID long n'a rien à voir en intensité de « plat »... La dernière semaine de novembre, Jacqueline a appelé : elle avait vu Denise à Oréliance, mais maintenant, elle était « endormie »... Denise « dort». J'ai mis quelques secondes à traduire mentalement cette réalité dans le terme médical approprié : les médecins l'avaient donc placée sous sédation. Ce n'était plus le moment d'aller la voir, et le téléphone ne répondrait plus. Jacqueline a précisé qu'elle n'avait pas informé ma maman, car (récemment ?) elle l'avait appelé pour demander à ce qu'Olivier l'amène à la clinique pour qu'elle puisse aller voir Denise, et Louise s'était contenté de répondre « non non non » sans rien vouloir savoir. Je me demande encore de quand date cet épisode.

C'est mercredi 4 décEmbre que Jacqueline nous a rappelés, pour nous annoncer que Denise était décédée dans la nuit. Après quelques interrogations, nous avons convenu que Jacqueline appellerait maman. Après tout, c'était plus naturel que ce soit elle qui lui annonce. Le soir, elle m'a rappelé alors que nous faisions les courses : elle n'avait pas réussi à la joindre, elle devait être à Paris ! C'est donc moi qui l'ait rappelé un peu après 19h et effectivement, avec Olivier ils avaient passé la journée à la capitale, à arpenter quelques musées. Louise a eu l'air surprise, et a dit « ça me fait bizarre ». Elle n'aurait pas su que Denise avait un second cancer, après celui du sein... ce qui illustre assez bien à quel point elle est restée dans sa bulle, coupant tous les ponts. « Mais tu ne l'appelais plus ? tu ne savais pas ? » Pas de réponse aux questions, Louise dans son grand art parle d'autre chose, change de sujet, esquive. Les questions n'ont pas été entendues. La réalité n'a pas de prise, la vérité n'adviendra pas.

Entre temps, nous avons pris nos dispositions : le jour même, nous avons pris rendez-vous pour le contrôle anti-pollution, passé haut la main par Part', de telle sorte que nous puissions voyager à l'aller et au retour en toute légalité - alors qu'il allait périmer le jeudi suivant. Rapidement, Jacqueline nous a prévenu que les funérailles seraient mercredi 11, puis une voisine de Denise, Marie-Claire, nous a appelé aussi pour nous donner les mêmes informations.

Nous prenons la route dimanche. Nous allons prendre le thé chez Jacqueline lundi dans l'après-midi, avec Louise et Olivier. La discussion était légère ; nous avons aussi un peu parlé de Denise. Nous avons aussi un peu parlé du passé, et Jacqueline a dit qu'elle avait habité à Nogent-le-Rotrou dans ses plus jeunes années, puis à Orléans, au cloître Saint-Aignan, puis qu'après un internat à Saint Marc, elle avait étudié puis travaillé à Paris. Contrairement aux parisiennes Louise et Denise, qui venaient travailler à Orléans puis s'y sont installées, pour Jacqueline le déplacement des bureaux d'IBM à Orléans lui a permis d'arrêter de faire le pendulaire...

Sur le calendrier de la cuisine de Louise, la journée de mercredi était déjà annotée de plusieurs événements, mais rien ne semblait indiquer les funérailles de Denise. Antoine m'a dit : « il y a un indice, regarde, tu verras ! ». Alors j'ai regardé. Le calendrier indique que le 11 décembre, date des funérailles, est la saint Daniel. Ainsi, de son vivant Louise lui a fermé la porte, et Daniel en retour lui ouvre celle de l'éternité. Incroyable. En regardant qui est ce saint Daniel, nous avons vu sur Wikipedia qu'il en existe de nombreux, mais que celui fêté le 11 décembre est un certain « Daniel le Stylite » - un moine syrien qui a vécu les 30 ans dernières années de sa vie perché sur une colonne... dans la recherche d'un nouveau style de vie sainte, à une époque où le martyre n'existait plus du fait de l'adoption du christianisme comme religion d'état dans l'Empire Romain. He bien, il se trouve que ce Daniel est mort à l'âge de 84 ans, au même âge que Denise...

Mercredi, nous sommes partis à deux voitures pour Chécy. Quand nous sommes entrés dans la salle funéraire, il y avait déjà quelques personnes, et je n'ai pas identifié grand monde à part Jacqueline et un de ses fils - celui qui était filleul de Denise, tout comme j'étais sa filleule. Se trouvaient là les deux cousins de Denise qui venaient du Médoc, Philippe et Jean-Pierre, l'un d'eux accompagné de sa femme Marie-Noëlle. Il y avait aussi le frère de Denise, que je n'avais pas vu souvent, et certainement pas depuis de très nombreuses années. Ils ne se parlaient pas beaucoup, mais Denise m'avait dit en octobre qu'ils avaient récemmement discuté longuement et tranquillement au téléphone, une première depuis bien longtemps. Elle en était heureuse.

Nous sommes partis ensuite pour le crématorium des Ifs, à Saran, suivis par Olivier : nous avons contourné tout Orléans par la tangentielle. Aux abords de la salle, une vingtaine de personnes attendaient pour Denise. Une rapide discussion avec les cousins m'a permis de savoir qu'ils avaient tous les deux travaillé - ensemble ! - dans le notariat, dans le Médoc. Trois fois, ils m'ont posé la question « mais donc vous êtes du côté des amis ? » et trois fois j'ai répondu, « je suis sa filleule », ce qui pour moi me place dans la famille, et j'ai fini par précisé, « c'est avec mes parents qu'elle était amie ! ». La dame a fini par précisé « il n'y a pas de lien du sang, d'hérédité », et effectivement, absolument rien de génétique.

La cérémonie a été à la fois très simple, et très belle. La personne qui conduisait la cérémonie a très bien parlé, de belle manière, ses paroles étaient touchantes sans être ni trop tristes ni grandiloquantes - elles sonnaient juste. Les cousins ont lu des textes bien choisis, et plusieurs morceaux de musique classique ont été diffusés. Après un dernier au revoir personnel, nous avons signé le registre des condoléances. Une voisine de Denise, qui habite en face de sa maison, de l'autre côté du canal, m'a dit lui avoir parlé jusqu'à la fin - elle lui manquera. Les cousins m'ont précisé que la dispersion des cendres serait au printemps - nous espérons être présents.

mercredi 4 déc. 2024, 21:12

Cidre 2024

Après un débourrage tardif (certains pommiers ayant même fleuri en... juillet) et un temps gris toute l'année (y compris au printemps et en été), la moitié des arbres ont donné des pommes cette année. Par contre, vu les précipitations, ceux qui ont donné ont bien donné ! Des pommes relativement juteuses mais peu sucrées.

Premières presses

1ère presse du 16/10 : précoces et couteau avec 2e presse du 17/10 : rouges et couteau

20 litres

1er PETIT cidre du lendemain du 16/10 avec 1ère presse couteau 16/10

10 litres + 3 litres

2e PETIT cide du lendemain du 17/10 avec 4 litres du 17/10

5 litres + 5 litres

Secondes presses

3e presse du 22/10 : grosses rouges avec 4e presse du 23/10 : grosses rouges (x2)

34 litres

3e presse du 22/10 : petites rouges et patates

10 litres

3e PETIT du lendemain du 22/10

? (bu / « kéfiré »)

5e presse du 24/10 : grosses rouges avec 6e presse du 28/10 : rouges

30 litres

4e PETIT du lendemain du 23/10 : grosses rouges > bu / « kéfiré » 5e PETIT du lendemain du 24/10 : grosses rouges > ?

6e presse du 28/10 : rouges avec 8e presse du 31/10 : couteaux et petites

15 + 3 litres

6e PETIT du 28/10 : rouges

5 litres

7e presse du 29/10 : couteaux

25 litres

8e presse du 31/10 : couteaux et rouges petites

3 litres

Troisièmes presses

9e presse du 26/11 : rouges « marrons » 10e presse du 27/11 : rouges « marrons » (partiel)

25 litres

9e PETIT du 26/11 : rouges « marrons » 1/3 10e presse du 27/11 : rouges « marrons »

15 litres

Reste les « pommes patates », ramassées mais pas encore assez tendres.

Dernières presses

11e presse du 30/12 : pommes patates

11 litres

11e PETIT du 30/12 : pommes patates

6 litres