Corail : 2ème
Depuis qu'on a fini de casser le ciment, ça ne chôme toujours pas ! Après la casse, il faut reconstruire. Nous n'aimons pas la tournure que prend notre grand mur presqu'entièrement recouvert de terre-argile : il fendille et fissure un peu trop à notre goût. Il y a aussi quelques effets bosselés, il faut dire que dans les anfractuosités entre les pierres, il a fallu bourrer beaucoup de matière, et cela a mis du temps à sécher. Du coup on s'est décidés : on va chauler !
Nous avons trouvé une super chaux en pate - j'aurais aimé qu'elle soit italienne et même dolomitique, mais bon ! À Rennes, c'est déjà bien d'en avoir trouvé même si c'est en marque et fabrication françaises. Après avoir repris la fin du mur pour remettre un couche sur la partie la plus fine de l'enduit, et recouvert au passage la bauge qui était restée à nu, nous avons fait une première dilution en 1:1 avec de l'eau, et j'ai barbouillé le mur de chaux blanche. Waow ! Effet "propre" garanti.
Le lendemain, on a dilué à 1:2 et rajouté du pigment ocre : un oxyde de fer sans doute, dont on regrettera éternellement de ne pas avoir eu la composition exacte - au lieu de quoi, seulement une référence marketing... comme quoi, même les "éco-distributeurs d'éco-matériaux" ont encore du chemin à faire, entre autre vers plus de transparence et plus de produits "bruts".

Le jour d'après, nous terminons avec une dilution à 1:3 et un peu plus de pigments - moins il y a de chaux, plus on peut mettre de couleur même si plus on dilue, plus ça s'apparente à une patine plutôt qu'un enduit (si j'ai bien compris, les pigments tout comme la chaux sont des "fines", des particules qui entrent en compétition, en quelque sorte). Et voilà ! Le temps que ça sèche et que cela prenne sa couleur définitive... et nous nous sommes rendus compte que sans chercher particulièrement à atteindre ce but (le pigment sec en poudre était beaucoup plus foncé), nous avons à nouveau un mur peint avec la couleur emblématique de notre première application mobile : corail. Quasiment à l'hexa près ! On ne se refait pas...












