C'est la ouate
♫♪♬♩ De toutes les matières... c'est la ouate qu'elle préfère... ♫♪♬♩
Vous avez pu le voir sur les photos, la cuisine c'est le chantier ! Il n'y a pas d'autre mot. Malgré tout, le plafond en placo-plâtre nous taquine : on ne l'aime pas. On a parfois évoqué l'idée de le faire tomber, et tout le monde nous a dit "il est propre et bien fait, vous devriez le garder ! Ça vous fera toujours ça de moins à faire". Peut-être pas exactement ce qui aurait pu nous convaincre... et peut-être même justement l'inverse ! :)
Mais qu'est-ce qu'on lui reproche, au fait, à ce plafond bien-propre bien-lisse bien-blanc ? D'abord il est trop bas (il est placé juste à la hauteur des ouvertures : fenêtre et portes, ce qui donne une sensation étoufante de plafond bas), et surtout, il est tellement normcore... Alors finalement, malgré le dos pété d'Antoine, un jour on s'est décidé à arracher les plaques de plâtre (du 350 x 50 cm au bas mot) de leurs rails. On a commencé par le sud, et progressé vers le nord...
Nous nous sommes fait la main sur les premières plaques, et rapidement nous avons trouvé une technique imparrable pour les faire tomber en douceur (ou peu s'en faut)... Le plâtre, ce n'est pas vraiment ce qui nous a le plus ennuyé dans cette affaire. C'EST LA OUATE ! ♫♪♬♩ Quarante centimètres de ouate de cellulose posée sur toute la superficie de la cuisine ! À chaque plaque qui tombe, c'est 2/3 de mètre cube de ouate qui nous tombe sur la tronche ! Masque et lunettes de protection obligatoires pour survivre dans cette atmosphère.
Sans compter que très rapidement, on a nagé dans une piscine de ouate : ça nous arrivait jusqu'aux genoux ! Pour pouvoir continuer à travailler, par trois fois nous avons du écoper cette "mer de ouate" dans des sacs poubelles de 120 litres. J'ai pas compté, mais nous avons recouvert la pelouse avec ces gros sacs noirs - et bien tassés, encore !
Résultat ? Voici ce que nous avons découvert...

De l'art brut ! Le mec qui a fait les cales pour réagréer le plancher était soit un débile soit un artiste. Ou peut-être les deux ! Pas deux cales qui se ressemblent, pas une seule qui ne soit composée de 2 à 10 morceaux de bois en tout genre : toutes les essences, tous les formats, du chevron à la latte de lambris... Du grand N'IMPORTE QUOI. Ou de l'art brut. On va dire que c'est de l'art brut, ok ?

Moralité, nous avons gagné 20 cm jusqu'aux poutres, qu'on découvre plutôt fines, très noircies (par la suie du foyer ouvert historique ?), par endroit un peu bouffées voir bien attaquées, certaines étrangement ondulées (!), mais encore solides. Admirez au passage la pierre du mur nord... et les câbles électriques qui pendouillent.














































