Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

vendredi 6 juin 2025, 21:12

Boucle maison - Orl'

Chez nous jusqu'Orléans en vélo, et retour : c'est un parcours qu'on souhaitait faire depuis longtemps ! Nous avions imaginé faire une boucle qui aurait longé partiellement la Loire. Aussi, cela nous a semblé évident d'aller à vélo à la cérémonie de dispersion des cendres de ma marraine, qui habitait entre la Loire et le Canal d'Orléans. Cela nous a donné du temps pour penser à elle, penser à la vie, ... et penser à la mort (sans idées noires).

Vendredi 06 juin
Départ !
Et dès le début, un imprévu : nous inversons le sens prévu initialement, pour cause de vents forts venant du sud-ouest : autant être poussés dans le dos plutôt que de lutter contre le vent ! En début de journée, la météo est plutôt clémente pour les premiers kilomètres, qu'on connaît bien. Mais arrivés au Mont St Michel pour midi, le temps est déjà très gris... cependant, on mange au sec sur les marches du pont-barrage. On observe des coréens se prendre en photo entre eux, ils sont faciles à reconnaître à leurs habits et à leur habitude de poser en formant un coeur avec leurs doigts. À notre grande surprise, des avions de guerre débarquent sur le mont - quatre ou cinq. Ils tournent autour plusieurs fois,... nous réalisons que nous sommes le 6 juin : sans doute les festivités du débarquement de Normandie débordent-elles ici, et nous imaginons déjà des invités de marque dans ces avions... Macron serait-il dans le premier, protocole oblige ?

Le mont

un avion près du Mont

Nous reprenons la route, et c'est la première saucée quelques kilomètres plus loin... Nous enfilons les kways, nécessaires, mais la pluie cesse assez rapidement.

Le mont

À Pontaubault, c'est la pause : nous profitons de quelques rayons de soleil, presque le bonheur. Nous remontons sur les vélos, et c'est la 2ème saucée - à peine repartis qu'on reprend la pluie ! Nous nous habritons sous le pont de la N175 qui passe au-dessus de la voie vélo - des énervés, donc un gars en vélo couché, passent sans s'arrêter, prêts à prendre la pluie à tout prix.

Pöntaubault

Le reste du parcours est sur une ancienne voie ferrée - droite et monotone, nous l'avions déjà empruntée à notre retour du Cotentin (sous la pluie, une pluie bien pire que celle d'aujourd'hui).

Arrivée à SAINT-HILAIRE-DU-HARCOUËT : 69 km +300 m Nous dormons ce soir au camping municipal de la Sélune. Notre emplacement est proche de celui d'un autre couple à vélo - visiblement des italiens (le petit drapeau tricolore sur leur remorque ne trompe pas) mais aussi à l'oreille. Nous avons l'impression d'un accent assez proche de celui de nos dolomites agordines, mais malgré tout différent. Et si nous allions leur demander d'où ils sont ? Udine ! est la réponse. Pour l'instant, nous avons trop à faire - monter la tente, prendre une douche, faire des courses - mais ce soir, dans la salle (chauffée !) mise à disposition des randonneurs, nous discuterons (en italien, évidemment) un bon moment de l'Italie, la France, les voies vélo, ...

St Hilaire

St Hilaire

Mais pour l'occasion des courses, nous profitons de la balade pour visiter la ville : elle a de beaux restes. Nous entrons dans sa belle église (et activons l'illumination, en suivant les conseils reçus à l'accueil du camping). Mais commercialement... c'est la catastrophe : presque tous les commerces sont fermés et à vendre !

Au diner, nous discutons avec le couple d'italiens de Udine, puis avec un couple de vendéens qui voyage en tandem - ils ont un passif de courreurs vélo et un bon foncier malgré leur âge.