Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

jeudi 18 juin 2026, 21:20

de retour chez nous

Jour 15 : vendredi.
Ça y est, c'est notre dernier jour à vélo. Au réveil, le temps est frais : on bénéficie ici de la même fraîcheur que les îles... façon brume de mer. Nous rejoignons la plage de la Banche, et trouvons peu après un espace vert avec table et vue sur mer : le lieu idéal pour le petit déjeuner.

Après quoi nous rejoignons l'EV 4 et la suivons sans trop réfléchir : son tracé tourne et tourne encore de tous les côtés au sud de Ploubalay, ça monte et ça descend dans la campagne puis franchit aussi un bras d'eau - la retenue du Bois-joli. Au sud de Pleurtuit, nous empruntons l'ancienne voie ferrée, c'est correct, puis au niveau de Pleslin le tracé devient franchement moche : juste un petit bout de route sur le bord d'une départementale passante... On traverse ensuite Plouër (pas mieux) pour rejoindre le pont Saint-Hubert, qu'on sait fermé actuellement au trafic routier pour cause de rénovation. Heureusement, piétons et cyclistes sont acceptés - on pourrait dire tolérés... car il faut mettre pied à terre pour emprunter le petit passage laissé à notre attention sur le trottoir, et passer le plus vite possible sous les montants du pont, où les ouvriers travaillent.

pont de saint Hubert

Juste après avoir passé le pont, nous nous installons pour déjeuner à Pont Saint-Jean. Le temps s'est levé, il fait un grand soleil... nous regardons les nombreux cyclos passer tout en mangeant.

Reprise du vélo : traversée de la Ville-es-Nonais, puis d'une zone industrielle près de l'échangeur de Miniac Morvan... tiens, si on passait voir Xxxxx ? Pas de sonnette. J'appelle, je laisse un message. Avant de repartir, on s'aperçoit que son nom n'est pas sur la boîte aux lettres. Sa femmes, ses gosses, oui, mais pas lui. Boh ?

Traversée de la zone industrielle de Miniac Morvan (c'est toujours moche) puis on continue plein sud : ce n'est qu'en arrivant dans la campagne qu'on évite le pire de la laideur. Voilà qu'on passe Tressé, nous allons bientôt traverser la forêt du Mesnil... mais attends, et si on passait voir Yyyyy ? Il habite à 3 km d'ici, à peine... Hop, un petit crochet : sa voiture n'est pas garée près de la maison, il est absent.

Ok, on continue ! Rejoindre Lanhélin, et continuer par la départementale jusqu'à Bonnemain : après tout, à cette heure-ci les routes sont vides... c'est à peine si deux voitures nous dépassent en 10 km. Après la traversé du bourg, il ne reste qu'à passer les dernières côtes - celle juste après la voie ferrée, et même celle juste avant le croisement avec l'axe Dol-Combourg, « vont vous étonner »... mais bon, après 15 jours de vélo, et la promesse de l'arrivée, ça passe tout seul. Voilà, nous sommes rentrés : ce soir, pas de tente à installer. La vie va reprendre son cours normal... et nous ne sommes pas sûrs d'avoir apprécié cette escapade vélo autant que les précédentes. Il va falloir analyser tout ça et savoir ce qui nous a déplu. La répétition ? L'effet « un jour sans fin » ? Le nombre impressionnant de vélos électriques qui pratiquent le « caravanning vélo » ?... Peut-être un peu tout ça à la fois. Peut-être avons-nous juste envie de passer à autre chose...

57 km en 3h58