monts du Pilat
Lundi. Aujourd'hui nous marchons : après un peu de route vers village Le Bessat, où nous prenons un café, nous stationnons à la Croix de Chaubouret. Une fois les sacs à dos chargés du ravitaillement pour midi, nous voici partis sur une large route forestière : le GR 7. Après un bon kilomètre, la piste s'approche de la route, mais nous continuons dans les bois, qui ressemblent beaucoup à ceux du Jura. Après un peu plus d'un kilomètre, Françoise ne reconnaît plus les lieux et propose de bifurquer sur une piste moins large qui monte droit dans la pente. Avant de rejoindre la route, nous suivons alors un sentier qui se dirige plein nord, au coeur d'une forêt assez préservée.


Nous retrouvons alors la route, que nous suivons environ 300 mètres : là, nous traversons et trouvons des indications pour le Crêt de la Perdrix, que nous rejoignons assez rapidement. Le soleil est de sortie, mais le vent est trop froid pour en profiter. La vue au loin devait nous offrir un panorama sur les Alpes, mais malgré la belle luminosité l'horizon est bouché. Nous nous installons derrière la crête pour manger le plus possible abrités du vent.

Ce sont des landes de végétations basses : d'après le panneau situé au pied du sommet, on y trouve callunes (fausse bruyère), genêts, myrtilles et airelles rouges (qui gardent leurs feuilles en hiver). Elles font office de transition entre prairie et forêt... et effectivement, les premiers colonnisateurs sont les sorbiers. Il indique aussi que ces prairies peuvent « accueillir plus de 50 espèces végétales différentes. Cette diversité est le fruit de pratiques agricoles dites "extensives". » Dire qu'il faut qualifier les pratiques « non conventionnelles » alors qu'elles ont été pratiquées si longtemps... bref.
Nous revenons ensuite sur nos pas. À cette intersection, nous restons sur le sentier indiqué GR 7 et qui traverse désormais une belle forêt de feuillus. La piste ressort au niveau d'un hameau nommé les Hautes Goutes : nous retrouvons une vue vers les collines, et des prés fleuris de pensées et de knauties des champs, et bordés de genêts.



Âprès moins d'un kilomètre, nous retrouvons la piste initiale là où elle se rapprochait de la route : nous la reprenons en sens inverse pour retrouver la voiture. De retour à Sainté, nous passons cette fois-ci la soirée dans l'appartement de Philippe, où il nous prépare une fondue suisse. Miam ! Nous en profitons aussi pour nous balader dans ce quartier plus central de la ville.