Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

vendredi 7 juin 2024, 21:12

Font d'Urle

vendredi. La pluie a commencé à tomber tôt ce matin alors qu'il faisait encore nuit. Pas de bon augure pour la randonnée prévue aujourd'hui... Nous ne nous pressons pas trop pour le petit déjeuner que nous prenons sur la terrasse abritée, et partons en voiture sous la pluie, direction le col de Rousset. Passés le col et arrivés officiellement dans le Vercors, nous constatons que le temps n'y est pas meilleur. Nous poussons jusqu'à la Chapelle-en-Vercors, avant de remonter vers Font d'Urle : il est midi passé quand nous arrivons, mais la bonne nouvelle c'est que la pluie a cessé. Le ciel reste cependant d'un blanc gris imperturbable et intemporel.

Nous parcourons un sentier sur quelques centaines de mètres pour atteindre la porte d'Urle, un passage qui ouvre vers le panorama du côté diois. C'est là, à l'abri du vent, que nous déjeunons, assis sur des cailloux.

Gentiane

Quand nous commençons vraiment la balade, en direction du sud, pour longer les falaises par le haut, le temps est au brouillard glaçant : les nuages remontent des falaises pour envahir les hauts plateaux.

Font d'Urle

Cependant, après un peu plus d'une demi-heure, le temps se lève, et au cours de l'après-midi nous aurons même un peu de soleil. La prairie d'altitude est remplie de fleurs, et nous ne faisons pas deux pas sans essayer d'en identifier de nouvelles.

Faux orpin

Font d'Urle

Nous observons même quelques vautours, qui planent dans les courants d'air ascendants, prenant de l'altitude progressivement au-dessus de nous. Vers la fin de la boucle, nous observons qu'il reste des névées dans une dépression du terrain. Dans les herbes encore jaunies par la neige, poussent quelques dents de chien.

Font d'Urle

Le temps de revenir à la voiture, et voilà que le temps se recouvre, et que la pluie commence à tomber. La fenêtre n'était pas large, mais nous avons visé juste : au bon endroit, au bon moment ! Nous rentrons donc vers Die. Après quelques courses, nous passons une longue soirée dans la fraîcheur humide du soir à discuter.