Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

dimanche 2 juil. 2023, 19:12

Quib'4 - les canaux de Baud

Dimanche. Après un samedi entre amis, balades, repas, et même jeux de cartes, nous voici à nouveau sur la route. Le soleil, après de belles apparitions la veille (ce qui nous a presque valu des coups de soleil), s'est à nouveau caché derrière les nuages. Le chemin pour quitter Quiberon nous est désormais familier (la seule chose qui nous surprend est le nombre de vélos qu'on croise, tous ces gens qui viennent passer leur dimanche sur la presqu'île), et même celui qui nous ramène à Erdeven. Histoire de ne pas prendre de risques, nous y faisons quelques courses, car dans quelques heures, vu que nous sommes dimanche, tout sera fermé.

Le tracé nous balade ensuite dans la campagne et ses routes tranquilles - surtout un dimanche. La ville se resserre et s'enlaidit du côté de Pont-Lorois où nous traversons la rivière d'Etel - et comme toute traversée à vélo, c'est toujours un peu l'aventure, surtout en fonction des infrastructures, selon qu'elles ont été plus ou moins bien adaptées au vélo. Ici c'est pas trop mal, ça passe !

L'heure de la pause déj approche, et bien qu'ait passé quelques bancs avec vue, nous n'avons pas pensé à nous arrêter. La carto embarquée nous permet de repérer un site prometteur : une petite église (chapelle ?) perdue dans la campagne, pas trop loin de notre route, et où une table est signalée. Adjugé ! Nous déjeunons donc à la Chapelle Saint-Cornély.

Après manger, il fait toujours aussi moche, presque froid même, et nous parcourons la grosse dizaine de km qui nous sépare de Hénnebon avec un peu de difficulté malgré une campagne plutôt jolie - les côtes y sont sans doute pour quelque chose, le temps et le moral aussi ! À Hénnebont, nous visitons un peu le centre - l'intérieur de la basilique ND du Paradis (!) et une simple vue sur la tour Nicolas. Une pause près du canal que nous venons de rejoindre, puis c'est parti à un bon rythme : nous finirons la journée sur cette piste presque plate qu'est le chemin de halage.

Les km s'enchaînent assez rapidement, sur notre chemin des écluses, quelques usines endormies (d'anciennes minoteries ?), et même des plantations de thé (surprenant !). De loin en loin, surtout aux abords des villes et villages, quelques promeneurs du dimanche que nous essayons de ne pas effrayer en ralentissant et en sonnant à leur approche. Vers la fin de notre parcours du jour, à l'écluse de Minazen, nous prenons une pause inoppinée : un bar en plein air rassemble une foule bigarée, qui écoute plus ou moins un trio aux sonorités rasta-rock (si tant est que ce style musical existe). Les chansons sont engagées, les gars se débrouillent plutôt bien, mais comme d'habitude c'est la sonorisation qui pêche et finit par faire mal aux oreilles (tu joues fort...).

Plus que quelques km et nous voici dans un des camping les plus paumés du monde : celui de Pont-Augan. Excellent ! Situé le long du canal, pas un bruit de voiture, plusieurs cyclo-randonneurs déjà installés, un bloc sanitaire correct (même si quelques degrés n'auraient pas manqué à l'eau chaude...), c'est quasiment idéal (NDLR : on ne trouvera plus calme qu'en Charente, au Camping de Magnerit, à Aunac).

Installation, douche, repas, promenade, discussions, ... de quoi faire une bonne soirée malgré le temps maussade.

74 km en 4h28
360 m de dénivelé positif