Quib'3 - St Pierre de Quiberon
Vendredi. Temps maussade ce matin. Nous mettons les voiles sans se presser pour aller petit déjeuner face à la mer, qui est à nouveau basse, voire encore plus basse.

Le premier patelin qu'on traverse est Baden, mais il ne me laisse pas de grands souvenirs à part peut-être des travaux dans le centre ? Bref, on passe. Quelques minutes de voies secondaires, et nous voici réduits à longer une départementale sur une piste cyclable qui lui est accolée. Une voie "rapide" donc, où l'on se fait doubler par une trottinette électrique. Tout ça nous amène au Bono où on traverse la rivière éponyme sur un vieux pont suspendu, c'est coquet malgré le ciel gris.

La piste cyclo rapide reprend, signe qu'on s'approche d'une agglomération... voilà, on passe sous la N165 et nous voici dans les abords de Auray. Moment que le ciel attendait pour ouvrir les vannes. Nos velléités de visiter cette ville charmante se trouvent saucées : nous passons une bonne heure si ce n'est pas plus à Auray, oui, mais essentiellement à attendre que la pluie s'arrête ou au moins fasse mine de ralentir ! Quand c'est enfin le cas, nous n'avons plus le coeur à visiter : ce sera pour une prochaine fois. Nous avisons le premier Carrouf venu et faisons quelques courses... le temps de revenir avec quelques victuailles en main, je découvre qu'un vigile essaie de nous dégager, nous et nos vélos. Antoine est déjà en train de lui casser les pieds avec des répliques imparables, je viens juste achever de dépiter le gars : eh oui, nous sommes clients. Il n'insiste pas, et nous non plus puisque nous n'avons plus rien à faire là.
Après un bout de boulevard, nous voici enfin sortis de la ville. La pluie est en pause mais le ciel n'est pas plus clair pour autant. Ce n'est qu'après avoir pédalé une bonne dizaine de kilomètres qu'on trouve notre Graal : juste en sortie de Ploermel, un petit parc de loisirs équipé de tables et accessoirement de jeux pour enfants. Dans ce grand espace naturel, une seule autre personne : une femme qui fait jouer ses deux chiens dans la pièce d'eau. L'endroit rêvé pour déjeuner !
Après quelques km dans la campagne, nous voici - et sous la pluie ! - à nouveau en train de longer une départementale. Le fait que la piste soit protégée (encore heureux) ne change pas grand chose : c'est chiant et moche. Après 5 km de ça, une pause à Erdeven est nécessaire. Le tracé ensuite passe essentiellement par le réseau secondaire, si ce n'est qu'on sent ici l'influence balnéaire - jusque dans sa version dégriffée : des rues entières de mobiles homes privés...

Nous voici en terres connues : nous entrons sur la presqu'île de Quiberon. Nous prenons notre temps, car la non-visite d'Auray nous a mis en avance. À seulement un an d'intervalle, quelques petites choses ont changé, le revêtement s'est parfois amélioré, la piste qui était en chantier est terminée... par contre les paysages sont à l'identique, et toujours aussi beaux.
Cette année, nous avons enfin réussi à nous synchroniser : nous passons la soirée, et même le lendemain samedi, chez des amis. Et ça, c'est la meilleure partie de la boucle !

48 km prévus qui deviennent 65 km en 5h
200 m de dénivelé positif