Quib'1 - Départ vers Arzal
Mercredi. Après être revenus du Cotentin (par lequel nous n'aurions pas du commencer : cela devait être le tour n°2 de l'année !) avec des jambes de feu, nous avions prévu de repartir. Mais divers reports de calendrier puis l'accueil successif de deux copines, ont été décalé les dates : on part donc fin juin. Après toutes ces belles journées de soleil et de chaleur estivale de ces derniers jours, nous avions un peu peur de crever de chaud sur nos vélos... mais finalement la météo a fait un virage à 180°, et c'est sous un ciel très gris que nous sommes repartis.
Malgré tout, le circuit avait été conçu et calculé (aux petits oignons brouter.de et cycle.travel) pour ne pas rouler trop longtemps dans des conditions estivales. La version a même été « écourtée » par rapport au projet initial qui prévoyait de partir de chez nous (et accessoirement de s'arrêter près de Bruz ; petite ville qui ces temps-ci fait l'actualité à cause de l'annonce de l'ouverture prochaine d'un centre accueillant des SDF venus de Paris, un projet ficelé et imposé par la préfecture de Rennes dans un bel esprit « opération nettoyage » pour les JO 2024).
Bref, le temps de se préparer, de charger Partner avec les vélos et de faire 1h30 de route, et nous étions garés à St Martin s/Oust un peu après midi. Rebelotte : déchargement de Partner, chargement des vélos, rabattage des rétros, et clac - fermeture centralisée des portes. Partner restera une semaine en voiture ventouse sur un petit parking près du cimetière.
Le canal est juste à côté : en moins de trois minutes nous entamons pour de bon notre petit périple sur une piste très roulante et quasi plate. Le temps est lourd et gris, presque menaçant, mais semble tenir pour l'instant si on fait abstraction de quelques gouttes. Vu l'heure, le premier banc bien placé sous l'ombre des arbres fait l'affaire pour un déjeuner sur le pouce.
Rapidement, nous reconnaissons les lieux car nous arrivons sur un tracé connu, que nous avons parcouru à pied il y a plusieurs années : les alentours de Redon (un projet d'itinérance à pied qui nous a convaincu des avantages du vélo !). Nous traversons la ville - avec comme d'habitude, quelques sueurs froides au vu des camions et de la circulation - et revenons en zone sûre : la suite de l'eurovélo 1, qui continue à longer le canal de Nantes à Brest.
C'est alors que nous bifurquons plein ouest pour suivre la Vilaine plutôt que le canal. Le tracé oscile alors entre routes gravillonnées entre les champs (« - Graveeeel ! ») et des routes bitumées secondaires, avec des dénivelés assez sérieux pour user un peu les jambes, et de loin en loin une vue sur la rivière.
Vers la fin du parcours, nous découvrons une jolie petite ville portuaire, la Roche-Bernard, qui vaut sacrément la balade. La dernière dizaine de km fait tirer un peu les jambes, il faut dire qu'on vient de faire en un après-midi ce que j'avais prévu pour toute une journée - mais où avais-je la tête quand j'ai oublié le temps de transfert entre chez nous et le point de départ du jour ?!
Le camping est situé en surplomb de la Vilaine, avec vaguement une vue vers le port d'Arzal. Les emplacements sont spacieux, les sanitaires plus que corrects, et bonus, au moins deux tables couvertes permettent d'abriter le vélo-randonneur... d'ailleurs, une autre vélo-randonneuse dort ce soir à quelques emplacements de nous, mais elle vient tout juste de terminer son grand tour de Bretagne, et repars demain vers les landes avec sa voiture.
Pour finir la soirée, nous descendons jusqu'à la rivière par un large sentier de randonnée.
70 km en 4h30
380 m de dénivelés positifs