J6 - Josselin
Vendredi. Réveil avec nos hôtes, nous sommes de toutes façons calés sur les mêmes horraires. À 8h, nous sommes partis, avec une belle descente pour commencer, suivie immédiatement par... une énorme montée. Elle est un peu "trop" pour moi surtout avec le chargement : je dois prendre une pause à mi-parcours pour souffler (ou inspirer ?) mais parviens au moins à finir le cul sur la selle (et non pas en poussant le vélo, chacun ses petites victoires).
Suite à quoi, trop contents de rejoindre un dénivelé normal, bam, on s'égare, et on se tape une 2e belle côte pour revenir sur le tracé. Ensuite, heureusement, les côtes deviennent acceptables. En sortant Bieuzy-Lanvaux par la "rue des granges", nous n'en voyons pas une seule. Plus loin, un panneau indique le menhir de Kermarquer - il a l'air élancé et sympa vu de loin, dans la pénombre et entouré d'arbres, j'y aurais bien pris notre pause du matin, mais nous ne nous approchons pas plus que ça : un couple de djeunz a garé une voiture et planté une tente juste au pied du menhir ; ils en sont pas loin après le réveil et/ou la toilette. Je les classe directement dans la classe des cons sans gêne, mais malgré tout j'ai pas envie d'être moi-même sans gêne. On passe notre chemin.
Plus loin - du côté de Quenellec - un autre site est indiqué, c'est l'occasion de se rattrapper (et de faire la pause). Plusieurs mégalithes couchées dans une orée de forêt avec vue sur vaches au champ... cela fera l'affaire pour finir une crême dessert qui date de la veille.

Notre itinéraire traverse une départementale un peu sérieuse au niveau du lieu dit Botquistin, puis nous nous rapprochons de Locminé par les routes secondaires. Au lieu dit les Fontaines, nous faisons un petit détour pour découvrir une petite chapelle. Elle est dédiée à la fontaine St Éloi, où on vient soigner les pieds des chevaux ! Une table de pique nique nous invite à prendre une seconde pause, il faut dire qu'aujourd'hui encore c'est canicule et qu'il fait vraiment chaud pour pédaler.

Au bourg de Bignan, nous faisons un arrêt au mini marché - le choix est restreint, ce sera un boursin et une bière - et à une des deux boulangeries, situées de part et d'autre de l'église. Après un tour dans l'église (bien fraîche...) nous reprenons la route vers "l'étang blanc", où OSM indique une aire de pique nique. Une fois arrivés, cela semble bien décevant : ce n'est qu'un parking ? L'étang est derrière des grilles... ah oui, mais c'est qu'elles sont ouvertes : entrée gratuite ? Nous entrons, longeons l'étang jusqu'à découvrir un parc et ses sculptures modernes, et un château. Le hasard nous a fait passer par le domaine de Kerguehennec, propriété du département. Parfait, nous nous installons à l'ombre d'un arbre et prenons une longue pause déjeuner.

Après 3 heures (!...) de pause, et malgré la chaleur persistante, nous finissons par repartir. Il fait vraiment trop chaud aujourd'hui, et les quelques côtes semblent être des montagnes. On passe par des bleds où les maisons sont décorées de granit local sculpté et même devant une carrière. À prioximité de Guegon nous nous arrêtons avec pour objectif de se remettre de la crême à la chapelle Saint Gildas. On tombe sur un petit papi du coin : il nous invite à visiter la chapelle, et commence à nous faire la causette - il est intéressant mais ce sera difficile de s'en séparer. Il est venu donner un coup d'aspirateur dans la chapelle et la sacristie. Il nous raconte pourquoi autant de bancs sont entassés dans la chapelle (ils viennent de l'église du bourg, où des travaux sont prévus), à quel point l'administratif met des bâtons dans les roues quand il s'agit de faire des rénovations sur de tels bâtiments, et même qu'il a été président d'une association de sauvegarde du patrimoine...
Du coup nous oublions de mettre de la crême solaire, mais nous fendons d'un détour par le bourg de Guegon pour admirer l'église, classée momunent historique. Elle est originale, effectivement : le clocher semble fortifié, et son plan est une croix très marquée, ce qui se ressent de l'intérieur.
Nous ne sommes plus très loin du camping municipal, sauf que voilà : il n'est plus municipal, et surtout il est à 2 mm de la 4 voies, qui fait un boucan infernal. Je l'avais vu sur la carte, mais en vrai c'était intolérable : nous poussons vers le plan B, qui nous fait traverser Josselin (nous passons sous le château) et continuer encore quelques kilomètres avant de trouver un panneau vers le "camping des cerisiers". Et là, c'est le drame : une montée de dingue en fin de journée par 35° C, ça vous tente ?... Pas le choix, en fait, alors c'est parti. Arrivés à l'accueil (fort sympathique, au demeurant), je suis dans un état de déliquescence avancé.

On plante dans un espace réservé aux itinérants (nous sommes seuls), à proximité d'une mini-ferme avec des chêvres et de tentes "glamping", puis reprenons les vélos sans leurs saccoches pour un tour vers Josselin. La ville n'est pas adaptée à une promenade cycliste : l'accès est tellement raide que nous poussons les vélos pour aller voir le centre, très mignon, mais sans aucun commerce qui nous soit utile. Nous poussons donc jusqu'à la frontière nord de la ville, où nous trouvons un Leclerc qui ferme à 19h30 - c'est rik rak.
Nous revenons au camping, toujours trop loin, toujours avec une énorme côte en finish, et en arrivant nous sommes toujours en sueur... douuuuuche ! À l'heure du dîner, la température chute enfin et devient agréable. Cette nuit est ni chaude, ni froide : nous dormons comme des bébés !
57 km arrivés au camping 65 km en 4h35 en tout
Budget :
- mini marché 5 €
- boulangerie 1,20 €
- camping 15 €
- Leclerc 21 €