Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

mardi 14 juin 2022, 22:12

J3 - Mer du Sud

Mardi. La nuit a été une fois de plus trop froide pour notre équipement estival - malgré les journées trop chaudes, les nuits sont encore fraîches... Réveil à 7h, hubba est à nouveau mouillée, mais nous n'attendons pas qu'elle sèche pour plier. À 8h, nous prenons le petit déj' sur une table au soleil dans un parc juste devant le camping, déjà prêts à rouler.

Pour rejoindre la V3, plutôt que de faire machine arrière sur plusieurs kolimètres et la récupérer quasi à plat (près du pont de la N166), nous nous farcissons une magnifique montée histoire de bien se flinguer les jambes en début de journée ! Allez, la suite est sur l'ex-voie : tout plat. Sur notre chemin, beaucoup de forêts, des champs, mais aussi des usines (alimentation animale ? engrais ?...).

La véloroute jusqu'à Questembert

Nous arrivons un peu trop vite à Questembert, qui marque la fin de la voie cycliste aménagée. Après être passés par des travaux, nous rejoignons la circulation vers le centre, et paf, nous tombons direct sur un Lidl. Cette fois-ci on ne le loupe pas, et nous ravitaillons pour de bon. Puis via le bourg, nous nous dirigeons avec quelques hésitations d'itinéraire vers l'étang de Célac (avec entre autre une descente sur sentier en forêt façon VTT - heureusement que nous sommes en VTC-saccoches et donc passe-partout).

Notre itinéraire est free-style maintenant : nous montons sur la D1, direction plein ouest. Puis la D104, encore un peu moins fréquentée, puis des routes encore moins passantes, qui nous font découvrir la petite chapelle Sainte Marguerite (pause...), passer par Le Gorvello et finalement arriver à Theix. Là, je manque de me faire rattatiner par un poids lourd qui trouve urgent de me doubler et de se rabattre sur moi juste avant un rond-point à l'entrée de la ville... Dans Theix, nous trouvons et suivons à nouveau un itinéraire vélo : la voie V5, très parcellaire mais finalisée entre Vannes et Arzon.

Nous voici donc à suivre d'abord des sentiers qu'aucun vélo de course qui aime ses pneus n'oserait emprunter, avant d'atterrir sur une route bitumée abandonnée aux vélos, qui longe l'infernale D780, bruyante et remplie de voitures... Nous décrochons à Saint-Armel, où par la bien nommée Rue de la Côte, nous arrivons jusqu'à... la côte. Faute de table à l'ombre (il fait bien trop chaud au soleil), nous mangeons le cul par terre sous des pins, face à l'île Tascon.

Après une longue pause (sieste...), nous reprenons l'itinéraire en voies partagées qui passe par le centre de Saint-Colombier et Sarzeau. Plus loin, nous tentons d'abord le camping (ex) municipal du Kerver, situé idéalement sur une plage orientée plein sud, mais l'endroit est blindé de Campers et d'étrangers, il n'y a pas d'épicerie, c'est loin de tout (sauf du sable), cela ne nous fait pas envie. Nous reprenons la route pour Kerners jusqu'au camping municipal (mais en gestion) Le Tindio, à temps pour trouver un accueil largement avant qu'il ne ferme à 18h. L'employé a deux mains gauches, mais l'autre employée sauve la situation, et nous repartons avec des billets pour la traversée en bateau du lendemain, des badges pour les sanitaires et un emplacement à choisir... il est 17h30.

Après l'installation, nous descendons vers Arzon pour des courses à l'Inter, puis une rapide visite en vélo : le port de plaisance du Crouesty, une balade au Petit Mont, et retour au camping. 19h00, les douches sont bienvenues ! Nous nous installons en bas du camping, sur une table avec vue sur mer, pour un dîner vue deluxe tranquille.

77 km en 5h20 pour l'arrivée au camping 84 km en 6h en tout

Budget :

  • Camping 11,20 €
  • Lidl : 7 €
  • Inter : 8 €
  • Traversée du lendemain : 23 €