Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

dimanche 12 juin 2022, 22:12

J1 - Rebelotte

Moins d'une dizaine de jours que nous sommes rentrés, mais nous avons déjà envie de repartir ! Cette fois-ci, nous réalisons une boucle au départ de la maison.

Nous sommes dimanche de vote, notre première étape ce matin est donc la salle des fêtes. Cela nous fout dedans car je n'avais pas prévu ça sur notre itinéraire ! Nous dévions un peu et continuons donc via Meillac pour atteindre la Chapelle-aux-Fiztméens. Une petite pause près du canal, à l'ombre des merisiers, et nous voilà vraiment partis !

Evran

Matinée tout au long du canal, nous faisons la pause déj' à Evran. C'est là que nous quittons le canal, et via la base de loisirs toute proche (l'étang de Bétineuc, où un festival du cirque bat son plein) nous rejoignons la voie vélo V3 de Bretagne (Saint Malo - Rhuys). La voie est ici une ancienne voie ferrée, c'est plat et ombragé, bituminé et très roulant.

Malgré l'ombre, il fait chaud, et nous prenons la pause à Plouasne, où nous croisons deux américains à vélo. Ils ont placé un petit drapeau canadien à l'arrière pour être plus visible - et, nous avouent-ils, pour bénéficier d'un capital sympathie qu'ils ne obtiennent pas avec leur drapeau officiel ! Ils se guident avec un iPhone et une simple carte des voies vertes bretonnes, l'ensemble étant très peu informatif sur ce qu'on peut trouver en chemin pour se ravitailler et dormir... Ils disent n'avoir trouvé rien d'ouvert (forcément, dimanche...) et nous les renseignons sur l'aire de bivouac d'Évran.

Après quoi, nous allons jeter un oeil sur la rencontre sportive locale : un tournoi de foot pour gamin qui semble somme toute assez sérieux, et en tout cas fortement fréquenté. Et tiens, le tournoi semble "non genré" : quelques filles jouent au milieu de tous ces garçons.

L'ex-voie ferrée continue jusqu'à proximité de Médréac, où sa rencontre avec la D220 y met fin. Malheur. Nous roulons maintenant sous le cagnard, et dans des collines. D'autant plus que pour emprunter des voies moins fréquentées, nous nous cognons des pentes sympathiques. Nous faisons finalement la pause à Médréac, que nous rejoignons finalement après les détours de la route. La voie ferrée y sert d'activité récréative à deux balles : des mini-wagons à pédale sont loués aux touristes et aux familles, sur un cours tronçon.

Nous reprenons la route, adieu la voie ferrée bien plate mais non entretenue (nous la croiserons assez souvent sans pouvoir monter dessus pour constater son état délabré). Nous entrons enfin dans Saint Méen (qu'on prononce "saint main", allez savoir pourquoi) par la zone commerciale, et nous égarons un peu à la recherche du camping dont l'entrée était pourtant assez évidente. Aucun accueil, un micro-bloc sanitaires, seulement deux autres résidents perdus comme nous (une caravanne écossaise et deux jeunes filles en voiture-tente), nous nous installons.

Après les douches, le dîner et une petite balade digestive, un employé municipal pointe le bout de son Partner (il était au dépouillement du vote) et nous facture la nuitée 7 euros : le tarif est de la même taille que le camping, micro lui aussi. Cette nuit, nous entendrons beaucoup les jeunes filles papotter et glousser... jusqu'à ce qu'elles finissent par aller se coucher, enfin, vers 3h du mat'. Dodo.

70 km en 4h37

Budget :

  • Camping 7€