J7 - Sancerre
Mercredi. Nous avons prévu de commencer la journée par une belle montée : l'ascension de la colline sur laquelle repose la ville de Sancerre. Malheureusement, nous ne trouvons pas de voie vélo réservée (il fallait peut être passer par le chemin de la reine blanche ?...) et suivons la rue principale - genre départementale, dotée de nombreuses voitures et d'une belle pente. Cela nous fait arriver (bien essoufflés) par la rue du Serre-Coeur, complètement au sud. Nous visitons donc la ville en passant par la rue basse des remparts, puis en nous enfonçant vers le centre et l'église Notre Dame - assez quelconque. Après quelques détours dans les rues, nous prenons le temps d'admirer le panorama de la Porte César. D'ici on y voit la campagne française : ses vignes, mais aussi ses éoliennes, sa centrale nucléaire, ses vieux entrepots agricoles abandonnés, ses zones délaissées, ... Bref, c'est assez moche, finalement, comme en font la remarque deux VTTistes arrivés après nous.

Avant de quitter Sancerre, nous faisons le plein dans un Carrefour Market de luxe - c'ets-à-dire avec bel achalandage et petits produits sympas. Nous revoilà partis le long du canal latéral. Il est assez tard dans la matinée et nous nous arrêtons rapidement pour manger, mais nous n'arrivons pas à nous décider sur les aires soit un peu miteuses soit exposées en plein cagnard de Bannay : nous mangeons finalement le cul par terre, à l'ombre d'un grand arbre, sur le bas côté de la voie vélo - ce sera l'unique fois pendant tout notre périple.
Cosne est tout proche, mais plutôt que de la visiter nous suivons la direction opposée, vers un petit chÂteau qui malheureusement est maintenant fermé au public et semble plus qu'à moitié abandonné. Il ne doit pas être assez proche de l'itinéraire, la tentative de le faire revivre, lancée il y a quelques années, aura échoué...

Pas très loin, nous passons près de Rognon. Récapitulons : nous avons croisé sur notre chemin les petites villes de Saint Gondon où les gens sont toujours gondon (contents, mais le nez bouché), et les villes de Maugon et Rognon pour les autres, bougons et rognons.
Nous poursuivons sur la levée de Loire, jusqu'à arriver aux pieds de la centrale de Belleville - le court trajet à ses pieds n'a toujours pas été fauché, il faut éviter les orties en passant pile poil au milieu - heureusement nous ne croisons personne. Arrivés à Belleville, nous faisons une petite halte face au kébab, sur le canal latéral à la Loire, et qui retrouve-t-on ?... Les américains qui n'ont toujours pas trouvé à faire laver leur linge. Les machines du Super Utile ne fonctionnent pas, et personne ne leur propose de solution... bref. Monsieur parle parfaitement français, et pour cause il a travaillé en France dans les années 80 dans le... nucléaire. Belleville, il y était déjà venu pendant sa carrière.
Nous continuons de remonter le canal, et recroisons la bivouaqueuse juste avant notre halte : elle aussi s'arrêtera à Briare. Mais pour notre part, ce sera au Camping du Val Martinet - dont le terrain est spacieux et bien arboré. L'accueil nous indique une boulangerie et une mini épicerie vers le centre, cela fera l'affaire pour compléter notre diner, d'autant que le camping propose des bouteilles fraîches de côteaux du Giennois... l'occasion de goûter le cru local.

Les environs du camping sont charmants : canal, petit port, ponts, belle lumière du soir... et la Loire. Nous trouvons une table avec vue sur le fleuve, et passons une soirée agréable. En prime ce soir, un très beau concerto pour crapauds !

62 km en 4h24
Budget :
- Carrouf 15 €
- Camping 16 €
- Boulange 1 €
- Épicerie 2 €
- Vin au camping 8,50 €