Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

dimanche 6 juin 2021, 21:45

Vélodyssée - En touristes

Dimanche matin. Après une dernière bonne nuit dans un vrai lit, nous reprenons la route pour terminer la descente vers le sud. Objectif : Saint Jean de Luz, où nous comptons faire un peu les touristes. Par l'autoroute nous l'atteignons un peu avant midi, et garons l'énorme trafic dans une rue au calme et déserte située derrière les rails du chemin de fer, mais à environ un kilomètre du centre ville. J'avais prévu une trace GPX pour s'y balader à vélo, mais finalement nous y allons à pied - et en fait vu comment la ville est vallonnée, ce n'est pas si mal de l'avoir fait à pattes !

St Jean de Luz

D'abord, grignotter le midi avec vue sur plage - un voyage ne démarre jamais sans un cake salé maison ! Ensuite, visiter la ville, et son église - maman avait signalé un retable du XVe siècle, effectivement exceptionnel, et nous avons été surpris par les structures intérieures en bois, où on imagine aisément l'assistance privilégiée assister à la messe avec une belle hauteur sur la foule. L'apparence de ces trois étages rappellent un peu un théâtre... ou une synagogue de Budapest - en tout cas c'est étonnant.

Enfin, terminer par une petite marche jusqu'à la pointe de Ste Barbe, d'où la vue sur les Pyrénées et la baie est imprenable. Le temps est couvert et lourd sur les montagnes, ensoleillé sur la côte.

St Jean de Luz

Nous reprennons notre place dans le Trafic (NDLR : les connaisseurs auront reconnu le clin d'oeil), et roulons jusqu'à Biarritz. Dans une station dénichée au plus près de notre arrivée, le plein nous coûte 60 € alors qu'il ne manquait qu'un quart du réservoir... ce qui me fait penser que la bête en contient 4 fois plus que Partner !... Puis direction le camping. Son emplacement ne fait pas rêver - juste à côté de l'aéroport - mais son tarif est correct pour Biarritz, et il a l'avantage de n'être qu'à un quart d'heure du site où nous devrons rendre le véhicule.

Une fois installés, nous déchargeons les vélos pour une balade vers la côte. Antoine est ronchon comme un ronchinois : la roue n'est pas si bien réglée, elle frotte encore un peu. Nous arrivons à l'océan par la plage de la Côte des Basques - la blague : à marée haute, il n'y a pas de plage, uniquement des caillasses où s'écrasent les vagues - heureusement les surfeurs eux s'arrêtent bien avant ! Pour atteindre le « boulevard du Prince de Galles » qui longe la plage, il faut descendre une piste tortueuse annoncée comme étant une zone partagée entre vélos et piétons. Vu la pente, nous nous engageons lentement et avec prudence. Certains piétons sont coopératifs, d'autres non - en particulier une pétasse fait exprès de prendre toute la place pour nous empêcher de passer... bref, keep calm, dirait le Prince de Galles. Tout ça pour atteindre une zone glauque de béton et caillasse où ça zone. Étrange endroit...

Nous longeons ensuite le boulevard vers le nord, et nous arrivons sur des espaces plus corrects mais sans plus : côté océan une passerelle permet d'atteindre un rocher surplombé d'une statue de la vierge, et en bas les afficionados d'espace restreints s'entassent sur la mini plage du Port Vieux. Nous continuons à longer le front de mer, mais un tunnel où les panneaux indiquent que les cyclistes doivent poser pied à terre nous engage à plutôt faire demi-tour. Plus loin, nous atteignons finalement la « Playa de Biarritz » avec son casino, son grand hôtel, des surfeurs et juste sous notre nez, de la marmaille qui braille. Pas de doute, nous avons trouvé ze place to be ! On y prend un peu le soleil.

Playa de Biarritz

Playa de Biarritz

Retour au camping - notre petite balade n'était qu'une mise en jambe. Après une douche bien chaude, l'aire pique-nique équipée de quelques barbecues fait l'affaire pour le dîner, et hop, au lit. Un seul bémol : un ronronnement se fait entendre toute la nuit, peut-être la filtration de l'eau de la piscine ?...

Les stats !

> À vélo : 14 km en 1h14 (soit 11,4 km/h... mode balade !) 
> Camping Eden Villages Bella Basque 
> On aime : le bracelet façon club vacances, l'eau bien chaude des douches (label homard rouge), l'aire pique-nique, l'accueil sympa 
> On regrette : le bruit qui ronronne toute la nuit, l'absence de PQ