Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

lundi 24 mai 2021, 21:17

QTBSO - Douarnenez et extra à Locronan

À notre réveil, il ne pleut plus, mais tout est humide dans le mobil home - les murs plastiques sont couverts de gouletttes. Évidemment, les fringues qui ont pris la pluie hier n'ont pas séché. L'invariant du moment : le vent n'a pas encore faiblit...

Après un solide petit déjeuner, nous levons le camp. Comme la route est courte, nous prenons notre temps : c'est la journée touristique. Quelques kilomètres, et déjà nous faisons une première halte à la plage de Treguer. Le sentier qui nous amène vers la baie est orienté plein ouest, nous avançons le visage fouetté par les grains de sable soulevés par le vent qui soufle en rafales.

La baie, vue sur Douarnenez

La baie, vue sur Douarnenez

Il ne reste pas loin, moins d'un kilomètre, pour atteindre l'église du célèbre pardon, Sainte Anne la Palud. À quelques minutes près, nous étions à l'abri... Mais nous sommes encore sur la route quand la grêle s'abat violemment sur nous, poussée par le vent avec tel angle d'attaque, qu'il faut moins d'une minute de ce traitement pour être 100% trempés côté droit... et 100% secs côté gauche ! Heureusement cela ne dure pas, c'est même déjà fini : encore un peu dégoulinants de pluie, nous visitons la petite église. Quelques panneaux couverts d'anciennes photos témoignent de temps révolus où les pardons étaient des rassemblements importants, et où les habits traditionnels n'étaient pas encore folkloriques.

Nous reprenons la route entre océan et campagne, sous un soleil timide qui parvient parfois à reprendre le dessus. Les nuages avancent beaucoup plus vite que nous ! Une dizaine de kilomètres plus loin, vue imprenable de la plage de Trez Malaouen.

La baie moutonneuse

La plage

C'est alors que les choses sérieuses commencent : à Douarnenez, il y a des côtes de dingue ! La première à la sortie de la plage du Ris suffit à me faire mettre pied à terre, et le pire c'est qu'elle dure ! Ensuite c'est la ville, la traversée du port Rhu, et l'avenue de la gare... qui grimpe encore, et encore, on s'égare un peu, et finalement nous voici arrivés au camping de Croas Men ! Étonnant petit camping niché en pleine ville... Le propriétaire nous donne les clés, nous nous enregistrerons après, pour l'instant nous déchargeons le barda et nous interrogeons sur les options qu'il nous reste à cette heure pour déjeuner, un lundi de Pentecôte.

Nous décidons de tenter notre chance au port de plaisance, à 5 minutes à pied plus bas. Tout semble fermé, tout sauf une brasserie pleine à craquer à l'intérieur mais qui ne veut pas servir autre chose que des boissons sur sa terrasse extérieure, une pizzéria qui fait du à emporter, et un restaurant un peu chicos bondé : la capitainerie. Renseignement pris, on nous propose de revenir dans une demi-heure : il sera quasiment 14h30 d'ici là, mais pourquoi pas ! Nous flânons jusqu'à la plage Saint Jean.

La baie, vue sur Douarnenez

Le vent souffle toujours, mais maintenant il nettoie le ciel. À prendre le soleil qui revient en force, nous avons presque oublié l'heure ! Revenus au resto, nous sommes installés en terrasse, parfait, la carte est alléchante, miam ! Pour moi ce sera du thon mi-cuit très maîtrisé, Antoine dévore un burger et Étienne choisit le plat le plus calorique qui existe.

Il sera bientôt 16h et nous avons peut-être un peu trop mangé pour faire du vélo, mais qu'importe, nous allons rechercher les biclous : direction Locrononan. D'abord sortir de la ville, par la cyclable qui mène directement à Quimper - nous nous arrêterons bien avant ! C'est une ancienne ligne de chemin de fer, aux faux plats jamais francs, ça ne descend pas vraiment, ça ne monte pas tellement non plus, mais ça roule gentilment, sans le barda on se croirait presque en vacances !

Au croisement avec le Juch, nous rejoignons une petite départementale, ça grimpe mais ce n'est pas encore méchant, nous oublions le tracé et arrivons - surprise - à Plogonnec. Marche arrière, et là, la côte affreuse qui rejoint la D63 nous met à plat - nous sommes pas loin de balancer le vélo dans le talus ! Étienne lui attend patiemment en haut qu'on arrive. Un carambar, et ça repart...

Il manque à peine 3 kilomètres, et nous voici à Locronan. Hors saison, peu de visiteurs et aucun étalage commercial, et c'est presque mieux que dans mes souvenirs. Par contre, c'est sacrément plus petit aussi ! Une fois la place principale passée, que reste-t-il ? Nous bouclons jusqu'à une petite chapelle plus au nord, et voilà, c'est plié.

Jeux de lumière dans l'église de Locronan

Le retour se fait presque tout en descente - tout schuss ! Et là, pour une fois, c'est Étienne qui est à la traîne, désavantagé par le VTT. Il faut remettre un peu d'énergie une fois revenus sur la cyclo, et beaucoup plus pour grimper une dernière fois jusqu'au camping. Cette fois-ci, direction la pizzéria. Les 30 minutes annoncées se transforment assez facilement en 50 minutes, qu'il faut patienter dans le froid de la soirée - vu que si le vent est toujours là, le soleil lui a foutu le camp.

Enfin, les pizzas arrivent, il ne reste qu'à remonter la rue de la montagne (ça ne s'invente pas...) pour revenir au camping - même si franchement, on n'a pas vraiment faim.

Les stats

> Étape : Goulit Ar Guer - Douarnenez / boucle : Locronan 
> À vélo : 26 km en 2h11 avec le barda (soit 12 km/h) 
  et 36,5 km en 2h41 sans le barda (soit 13,6 km/h)
> Camping du Croas Men 
> On aime : petit mais coquet, en plein centre ville 
> On regrette : un four pour réchauffer la pizza ? ;-)