Journal de Bottes

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature (la suite).

vendredi 21 juin 2019, 23:37

EV4 vers le Mont

Vendredi, 14h en gare de Combourg : voilà Étienne, avec un gros sac sur le dos qu'il va falloir faire tenir dans la remorque à vélo qu'on a déjà squattée avec quelques affaires à nous. En bourrant un peu, ça passe ! Le temps de se mettre en tenue, et c'est parti ! Nous roulons sur des routes de campagnes tranquilles, direction Pleine-Fougères. Vers Saint-Georges de Gréhaigne, nous appercevons le Mont pour la première fois, au loin dans une mer de champs de blés. Vu d'ici, impossible de l'imaginer dans la mer !

Nous rejoignons enfin l'EV4 pour passer le Couesnon : la voie verte longe ensuite le cours d'eau, avec en ligne de mire le Mont Saint Michel. Peut avant la digue, nous bifurquons pour rejoindre le Camping du Mont Saint Michel, géré par l'Hôtel Vert. Les tarifs ne sont pas exhorbitants, par contre il est évident que mieux vaut réserver en saison pour y avoir une place. Comme nous sommes randonneurs sans véhicule "lourd" (voiture, camping car, ...), notre emplacement est tout au fond du camping, situé juste derrière la promenade qui relie le parking à la digue. Heureusement que ce n'est pas la foule des grands jours, mais l'impression de voir passer tant de gens juste devant sa tente (à une petite haie près) reste étonnante.

Mont

Une fois installés, c'est partie pour la visite ! Il est environ 18h. Vu le temps magnifique, nous parcourons bien sûr la digue à pied. L'essentiel des "pélerins" sont en sens inverse : c'est l'heure pour les quelques touristes de quitter les lieux. Quand nous arrivons, le Mont est presque vide de toute présence humaine, même les rideaux des échoppes sont baissées et les restaurants sont loin d'être tous ouverts... Nous avons beau être le 21 juin, ici la fête de la musique n'est pas festive.

Ombres

La merveille est fermée quand nous arrivons, mais cela ne nous empêche pas de faire le tour des remparts et de profiter de la vue. Une fois revenus en bas, nous remontons vers le haut pour pic niquer dans un dernier rayon de soleil - il est passé derrière le mont. Après avoir dîné chichement, nous reprenons la visite : nous descendons par l'ouest, vers la Tour Gabriel, ce qui de fil en aiguille nous amène à la Chapelle Saint Aubert, qui m'avait souvent intriguée mais où je n'avais jamais mis les pieds.

Chapelle Saint Aubert

La mer est sacrément basse : nous entreprenons de faire le tour du Mont par l'extérieur. Cela donne accès à une vue inhabituelle, beaucoup plus végétale et luxuriante. Du minéral, il ne reste que la flèche et le réfectoire.

Une vue inhabituelle

Il fait beau, mais il fait frais : nous sommes déjà vêtus d'une polaire. Il n'est que 20h30 et la nuit n'est pas prête de se coucher. À défaut de trouver un bar et un peu d'animation sur le Mont, nous retournons vers le camping et allons prendre une bière dans un bar juste en face.

Soleil couchant

Cette nuit, la température descendra jusqu'à 8° C... Dans un duvet de demi-saison, c'est sacrément frisquet à endurer : toutes les couches de polaire et chaussettes y sont passées !